FÉLIX
ïLvni* poNTirE. — DE 483 A 492.
Ce Pape fut élu le 2 mars 4^3 , et mourut le ^4 février 49^* ^^ élection fut faite en présence et
9ouf raulorité de Basilius, préfet de Rome , ooin«luissionné à cet effet par le roi Odoacre, appelé Barbare, parce qu'il n'était pas Romain, mais qui, bien loin d'avoir rien de barbare dans ses mceurs, était au contraire tolérant et modéré. Il professait l'arianisme, et cependant, loin de persécuter ceux qui suivaient la religion catholique , il les protégea , leur confia les premières charges de Tétat, et veilla à ce que l'élection du souverain pontife se fit conformément aux régies établies. Les Papes devraient se proposer un tel modèle , et ne pas croire se disculper , en alléguant la vè» rite de la religion catholique , puisque les ariens et ceux qui professaient un autre culte en croyaient autant du leur.
Félix assembla à Rome un concile contre Acacius, patriarche de Constantinople , qui y fut déposé et excommunié pour avoir favorisé ceux qui prétendaient détruire l'autorité du concile de Chalcédoine. 11 est bien remarquable de voir les pontifes romains réduits à la nécessité de se faire les apologistes de ce même concile, où l'on avait déclaré que le privilège du siège romain n'était qu'une concession volontaire des autres évéques.
La déposition d'Acacius consolida le schisme d*Orient commencé pendant le pontificat de Simplicius. L'empereur Zenon se refusa à la révocation de redit de profession de foi , connu sous le nom de zénotique , malgré tout ce que lui dit Félix , des obligations du souverain temporel qui devait
obéir à Téglise catholique et au siège de Saint- Pierre , et ne pas prétendre leur imposer des lois. C'était pour la première fois qu'un pontife romain osait feire une* telle proposition à un empereur. U est bon cependant d'en rappeler la date. L'empire d'Occident ayait cessé d'exister, et la domination d'Odoacre feisatt qu'on n'arait plus à Rome aucun égard pour Fempereur d'Orient. Combien de choses plus grattes n'eut-on pas pu se permettre. Cependant on ne voit pas que Félix ait en rien cherché à irriter l'empereur. Il est constant , au contraire, que tons les Romains, sans exception même du Pape, faisaient de leur mieux pour se conserver sa bienveillance. En examinant de près cette manière de se conduire si différente envers l'arien Odoacre et le catholique Zenon , on pénè« tre bien avant dans la politique des Papes.
Jene connais rien non plus des vertus héroïques, qui ont pu mériter â Félix une canonisation.
«âft
mÊt0mMMÊÊ*mi*yiiiMmMy¥imM0Ui^fif¥vv%.y¥WW¥¥*fV¥tM^^
GELASE r,
X3JJ^ FOimFE, — DX 492 ^ 49^*
Amm
Saint -Gii. ASC fut élu le premier mars 49^ t ^t mourut le i^ novembre 496.
n eut de grandes contestations avec les Orientaux et particulièrement avec Tempereur Anastase I* et avec le patriarche Euphénîus, successeur d'Acacius. Il soutint avec une obstination extraordinaire et tout Tentétement du préjugé , les prérogatives de son si^e, en refusant de reconnaître celles de Conslantinople. Il savait bien tous les obstacles que lui opposaient les décisions du concile de Ghalcédoine. Aussi prétendait--il que ces déci« fions n'étaient de nulle valeur ^ attendu que le pape Léon et ses successeurs ne les avaient pas sanctionnées de leur consentement, parce qu'elles étaient contraires à la coutume ancienne. Ses lettres contiennent des expressions très-fortes en faveur du pouvoir des papes sur toutes les églises du monde, et de l'indépendance de TÉglise de Rome, dont les prélats ne pouvaient, suivant lui, être îugés par personne. Saint-^Gélase paraissait ne TOUS i; 9
|59 plus se souvenir de ce qui était arrivé pendant les
deux premiers siècles; c^r U est iinpççâjyble 4'^er plus loin que lui dans les motifs qu'il allègue en faveur des vues ambitieuses de la curie romaine sur les affaires ecclésiastiques. Cependant , il est de fait que les pontifes ses successeurs ont encore été beaucoup plus loin : car , suivant les prétentions de Gélase et les préceptes sur lesquels il les appuyait , tout le pouvûir ds§ papes dans les affaires des autres églises , se réduisait aux questions de religion et de morale, à celles de discipline universelle, aux intérêts des évêquep en particulier, et au droi^ d'appel, laissa à cetix qu'avaient condamnés les patriarches, les prin^ats, les métropolitains indépendans et les conciles provinciaux. ]M[ais, quant à tout ce qui concerne les dispenses de mariage, les irrégularités, les excpmipunip^tions, les censitres , l'administration du sacrement de Tordre, la noininatipn de personi^es aux of)Sces à b^néfiçey Qcçlésîastiqiies , le ^ouveniement de§ paroisses et toi|9 les détailii du régime intérieur d<^s diocèses , ^aiilt-Gélase reconnais.sait que toyt cela était ,do 1^ compétence de? seuls évoques.
Apre? de tels ejppiètepiens , U est peut-être copvçQable 4e r^ppejeç ici c^uelques vérités , afin çle mie!^. f^irç ^oir conibieii le^ successeur^ de Gélas^ oi^t enççje été au-delà.
Dans sf>n livre sur l'anathènie, Saifit-GéJ^se a traité de 1^ distiuctiop qui existait entre le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir séculier, et a établi des
ijrincipes arbitraires et dénués de toute espèce de
sant la faiblesse humaine , et voulant sauver les siens par l'hunUité ^ a¥aît «éparé d^ telle manière le pouvoir ec5cté^ia^<|tiè dxi pouvoir séculier , que les empereurs chrétiens avaient besoin des pontifes pour laviééterâeI)e,'et'qu'eTe^pôûtifês obéissaient dans les choses temporelles aux ordonnances des empereurs : les serviteuvê de Dieune se mêleront point des choses séculières , et les souverains, des
choses divines.' Aimi^^^^^ ^^^ ^^^ ordres conserve ses limités, «t cb^cune^des deux profe^ sioos dirige les actions qui.rentre^t c^s son attribulion. » • »
Si les papes Zaçharie, Grégoire YU, etjeurs successeurs c^ssent «f^piouyé * c^(e doctrine de Smnt-Gélase, .ila n'eussent ipas accoté la ^ouvcraineté temporelle de Aoioe , au ,sl^ulé. pour ^)b» tenir celle d'autres districts, t^açhont bien qu'ih ne devaient pas: se fnéler . des afiair^s- tcmpor^U^i Quatre siècles etdepU aup^f ay^ ^ i'apotre Sainte- Paul le leur avait dé^ défenfl^i i^AuQifade emKy » disait-il , qmi se %f^X ; consacrés . açu -soK^Âf a.-dJîvû^V • ne doit s'embajnrpi9iicr;dusoîfi;40s affaires tejq»|RO-v » relies. »
^^M¥vvtMyyiMyy^My*fyv^M^ii^^^My*fiM*^Mi*fWii^y*Mifi^^