‹ Portrait politique des papesChapitre 31 sur 190 · SYMMAQUE · texte numérisé non relu

SYMMAQUE

U* POIITIVB. — DE 49® A' 5 14.

Qoatritoe schiimt.

Le même jour furent élus à la fois deux pontifes romains, Synmiaque , archidiacre, et Laurence archiprétre. Cette double élection amena le tumulte,'la guerre civile , les homicides et toutes les horreurs qui en résultent communément. On ne put arrêter le mal, ni le diminuer qu'en s'adressant â Théodoric , roi des Ostrogoths , dont la cour se tenait à Ravenne. Ce roi était arien ; cependant dn se soumit à recevoir pour pontife celui des deux concurrens qull désignerait. Théodoric , informé que Symmaque avait été le premier élu , et qull 1 avait été par un plus grand nombre de prêtres romains, le désigna pour pontife. Les partisans de Laurence accusèrent Symmaque d'un grand nombre de crimes, prièrent le roi de prononcer sur la validité de leur accusation , et de nommer, en attendant, un évéque de Rome par intérim sous le titre de vinteu/r» Théodoric nomma rév4»

que d'Altine, et convoqua un concile des évêqucs (i'ItaU/e pouc pycoiMuxu^ei: daa& cette cause* Le» pré^ lats acquittèrent Symmaque , disant qu'ils ne l'acquittaient qu'à l'égard des ^ugemens humains , attendu qu'étant i&fiAri^HF» an pape , ils pensaient qu'un tel jugement devait être réservé à Dieu seul. Le même .I^5iniaa4|me avoue qvc^daas le cas où le pasteur se tromperait en matière de foi , et ferait tort à ses ouailles, mais dans ce cas seul, il pouvait être mis en jugement par elles. L'empereur Aiiastase l'accusa d'être manichéen , et un autre d'être adultère. Les deux imputations se trouvèrent calonmieuses^

Les écrits de Sj^minaque et sa conduite dans la querelle du schispie lui fovt beaucoup d'hon* neur. On ne peut lui reprocher que la duceté avec laquelle il traita Tempereur. Anastase, qu'il refusa d'admettre à sa commiinlpn , parce ^ue cet empe* rcur avait refusé son consentement à la condam* nation de la mémpire d'Acacius, et parce q^u'iL conunuoiq^att avec les hérétiq^ues eiitychéens. Cette conduite de Symmaque était d'autant plus blâmable, que le £ape et son clergé étaieikt en même temps en cou^municatlon très-intime avec le roi Théodojric ,, bérélique arien. Mais ce qui est cjîgne surtout d'iattention daûscette histoire^ c'est que les Homains reconnaissaient dans le roi le pouvoir légitime de décider quel devait être le véritable pape, d'après les, mêmes principes sur lesquels avait été élablï le jugement rendu par rciaj)(^eur

Honorius , en 4 1 S y dans le troisième schisme sus-; cité par Sulalius contre Boniface. On ne s'était pas arrêté à ce que Théodoric était hérétique; on n'avait TU en lui qiiè le ioUtetraid dé Rome. L'expé^ rience fit voir l'utilité de cet appel. Les schismes avaient été terminés en moins de temps et avec moins des calamités ordinaires dans les guerres civiles, que quand la décision des schismes fut confiée â la décision del seuls évéqiies.

Ceux qui affirment que le Saint-Esprit assiste aux électiotk» des ptfpw, et dirige k vcionté des électeurs , devaient , avant de s'avancer aussi lo:n dans leurs idées fanatiques , réfléchir plus mûrement sur tout .ce qui s'oppose à l'intervention de l'esprit saint, les homicides, les guerres civiles et les ifitmitié» <}tii fiïreiit fa cônséqfueûée des schismes ; car on ne petit arttrfbtier de si fune^és résuhafs d rîDflttenté d^ Tâttioii de Bien.

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VP SIÈCLE.

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