LEON II
JLXXX* PONTIFE. — DE 68» A 683.
Satst-^Lbov fut élu Jf9pe le 16 avril 682 , et co&-; jacré le 1 7 août de la même année. Il mourut le, 3 juillet 683.
Il reçut de r^npereur Constantin III une lettre écrite à Agath^n, dans laquelle U était question d'un légat à envoyer à Copstantinqple à résidence p afin que toutes lea affaires de relîgiou et de discipline eodé^iaftiiquevfussent traitées dax^s un conseil ipasé der^mpereur.i du patriarche de Gonstan--
tinople et du légat pontifical. Saiut-Léoû , sur la demande de l'empereur, envoya un représentant sous le titre d'apocrisairej c'est-à-dire muni de pouvoirs exprimés dans Yapoca, ou lettre de commission. Ces pouvoirs se réduisaient à entendre les propositions, à les communiquer au pape, et attendre sa réponse pour voter définitivement dans le conseil. Léon prit cette précaution, afin de mieux conserver sa suprématie contre les efforts continuels faits par les patriarches de Constantin nople pour sortir de la dépendance papale. Les pontifes avaient bien prévu tous ces efforts du moment où la cour avait été transférée à Byzance : aussi, avaient-ils toujours eu le soin de faire endurer plus de vexations à Tévéque de Constant!nople qu'à ceux d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem. Ce fut du même principe que naquirent les jalousies qu'ils eurent continueHeikient contre l'archevêque de Ravenne , résidence autrefois des empereurs d'Occident, et successivement, depuis^ des rois hérules, des rois goths, et enfin des exarques, vice -rois absolus au nom de l'empereur d'Orient.
11 approuva le sixième concile général , et toutes les condamnations qui s'y trouvaient prononcées. cDe plus, écrivait-il, nous condamnons le pape *Honorius, qui, au lieu de purifier cette Eglise » apostolique par la doctrine des apôtres , a projeté » de détruire la foi à l'aide d'une infâme trahison. » Je ne sais comment ceux qui ont prétendu soutoair
fbfaOlibilité du pape , peuvent s^arranger de ce passage..
Quelques auteurs disent que Léon obtint de l'empereur Constantin , pour le pape , le privilège d*étre consacré sans attendre la confirmation impériale, après l'élection faite par le clergé et le peuple de Borne.
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