‹ Portrait politique des papesChapitre 43 sur 190 · LXXIX* PONTIFE. DE 678 A · texte numérisé non relu

LXXIX* PONTIFE. DE 678 A

Ce pape fut élu le 2^6 juin JS79, et mourut le 10 janner 682.

L'empereur Constantin III convoqua et présida le septième concile général , troisième de Constantinople, en 680 et 681. Les légats du pape y assistèrent : on V condamna Thérésie des nionotélites y et on frappa d'anathéme les hommes morts ou maos qui layaient soutenue. On renouvela contre le pape Honorius , ainsi que contr:; Porrusde Cons* tantinople et les autres, Tanathéme lancé auparavant contre eux , et renfermé dans les suffrages des pères présens au concile , dans l'adresse du concile adressée à rei;npereur , dans Tépltre synodale av souverain pontife Agathon , et dans les lettres lynodiques aux ^lises patriarchales de Constantinople , d'Alexandrie , d'Antioche et de Jérusalem , aqm biêu qu'aux primats d'Éphèse , de Gésarée ^

de Carthage, d* Arles et autres» Agathon confirma les actes approuvés par ses légats, de sorte qu'on ne peut point élever de doutes sur la condamnation du pape Honorius comme hérétique monotélite. Il n'est pas douteux non plus qu'il promulgua son hérésie en sa qualité de chef de l'Eglise, puisque c'était à ce titre qu'il avait répondu à la consultation du patriarche Sergius.

Nous voyons par un moyen indirect que les papes se reconnaissaient encore sujets de l'empereur, puisqu'Agathon écrivait à Constantin : « Confor- • mément à vos ordres, bou« avons, ainsi que nous > y sommes obligés , envoyé pour nos légats aupiès » de Votre Majesté, etc. »

11 en est de même du dj'oit de régale, par lequel toute élection d'un pape, faite sans le consente^ ment de l'empereur , était réputée nulle ; puisque les députés d'Agathon prétendaient qu'on rendit à l'Eglise romaine la somme payée d'après la cou* tume à la chancellerie pour prix de la confirmation* L'empereur y consentit, sous la condition expresse qu'on ne manquerait jamais à la coutume antique de faire passer à Sa Majesté l'acte d'élection, et que l'élu ne fut pas consacré pape avant la confirmation de Tempereur. Nous avons déjà dit sur quoi cet usage antique était fondé.

Le .même Agathon alla jusqu'à avancer, dans une de ses décrétâtes , que les constitutions promulguées par Je pontife romain devaient être ao« eeptées comme si elles étaient dictées par im voi»

HvimB mU SainUPierre. Ne faiit^ pat aToir un oigveii bienâmpudeiil) pour faire une seud^lable coin]mrai9on?Gdaest d'autant plus reraariqilable^ ^11 Yoiait de coudamner lui-même là constitU'^ lion da pa|>e Hônorius^ relative aux moiiotélités* Ce qui rend cette fxmduite phis chocpiante encore,, cett qu'il avait eu la hardiesse d'écrire à Tompe* re«r Constantin III que l'Eglise romaine n'était ja* nais toKibée dans Terreur, et ne s'était dans au^ eon cas écartée de la vérité. Il voulait sans doute potier du c|ergé et non de son chef.

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