LXXXIV* PONTIFE, — DE 687 A 7OI
Septième schisme.
A peine le sixième schisme était-il terminé, que commença le septième. Quelques électeurs annoncèrent pour souverain pontife Tarchidiacre Pas* chai , et d'autres Tarchiprétre Théodore. La majorité du peuple et du clergé choisit le prêtre Sergius. Après beaucoup d'événemens particuliers, Théodore et Paschal se soumirent à Sergius, et le reconnurent pape. Paschal fut, depuis, déposé de Tarchidiaconat, comme nécromancien et comme coupable de plusieurs autres dâits. Il offrit cent livres d'or à l'exarque de Ravenne, s'il faisait déposer Sergius et lui faisait obtenh* à lui-même le pontificat. L'exarque, Jean Platys, se rendit â. Rome, et, voyant que tout le peuple et toute
Tannée étaient disposés en faveur de Sergius, il cra%nît de mettre le projet à exécution. L'avidité lui suggéra l'idée de demander cent livres d'or à Sergius pour ne pas être déposé. Sergius fit tout au monde pour se délivrer de cette exaction, mais finit par la payer. Qu'on juge donc si l'Ësprit-Saint étendit son influence sur cette élection, et sur celle de Conon , qui précède.
En 691 , on tint à Gonstantinople le concile in Trudio nommé quinirsexte , parce que c'est un résumé des cinquième et sixième conciles. Les légats du pape y assistèrent ; mais ce dernier refusa de signer les actes, parce qu'un des canons de ce concile permettait aux prêtres, diacres et sous-diacres d'exercer les ordres sans se séparer des femmes avec lesquelles ils étaient légitimement mariés avant d'entrer dans les ordres. 11 y aurait eu dans l'Eglise latine moins de prêtres scandaleux et moins de mariages troublés , si Sergius avait donné l'ordre contraire à toutes les Eglises de l'Occident
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VIII» SIÈCLE