‹ Portraits à la plumeChapitre 1 sur 65 · Portraits à la plume · texte numérisé non relu

Portraits à la plume

Si je le dédie ce volume, mon cher Bénédict, ce n'est pas que j'' me fasse illusion sur sa valeur, el que je le regarde comme entièrement digne de toi; mais peut-être qu'en littérature, ne en droit maritime, le pavillon couvre la marchandise. Tout en regrettant donc d'avoir si peu ;i l'offrir, je m n\ placer i"n nom en lôlc de ce recueil, comme un souvenir dei jours heureux que nous avons passés ensemble, el comme un gage de l'inaltérable affection que je l'ïi vouée.

Presque toutes les notices qui composent ce volume mu déjà été publiées. Elles iraitenl d'ailleurs de noms trop connus pour qu'eu les lisant on puisse trouver ii satisfaire l'attrait de la curiosité.

Elles se ili\ isenl en deux parties. Celles composées .ni point de vue littéraire; celles qui ont rapport .:t l'arl n ii l.i peinture en particulier.

On pourra trouver que la première partie revient sur des questions oubliées ou résolues depuis longtemps. Quelques mots d'explication sont donc nécessaires.

La petite série littéraire qui se formait, il y ;/ trente ans, sous le nom de romantique avait sa raison d'être. Elle réagissait contre une école qui ;i\;iii poussé la négligence du mouvement danslestvle île

I.i couleur — Ho la forme comme on dit encore — jusqu' i |iisqu'à l'aridité. En rapport u i

;, ii littérature cet élément trop négligé elle était dans son «Imii.

\| ||e ne larda pas .1 dé|»assei les limite* Ai ce

droit et a vouloir faire ' révolution au lien de se

borner ■> une réfoi 1 Deux 1 <"- - d< (raient la faire échouei I ssaire pai 1 1 sim-

ple raison qu'elle était faite puis elle n'avait pas : forts |toui 1 1 lentei Enfui il ni rivait , . nui iiivenl en pai olution

11 |> u. -Il - les 1 \i m\ m nu-» étaient au 1 1

plus 1 les que ceux qu'ils voulaient ronverseï

\ nii 1- et léflil

ndant plus 1 un un liesoin > ni dans ««s défaut* n île son pi il

I l'originalité

' ' d' il 1

1» quand 1 I 1

I Lui-

1 > liiniti 1 1

|Ol 'li NI. Ml li »

• (. Ill"l>

Elle tente vainement aujourd'hui de cacher la banalité de la pensée sons la bizarrerie de la forme, et donne le triste spectacle d'une vieillesse taquine el jalouse, après avoir eu une jeunesse dont l'intolérance tapageuse n'est pas encore tout à l'ait oubliée.

Mais l'esprit humain ne peut s'arrêter. Il tant aux générations qui arrivent autre chose que des paroles sonores et vides. Les jeunes gens demandent le mot d'ordre à leurs aines, et ceux-ci ne | cuvent le leur donner. Ils n'en ont pas.

(Test plus loin qu'il faut l'aller chercher, ("est au- I lès de ceux-là mêmes qui ont servi pendant trente ans de but aux railleries d'enfants qui ne les valaient

pas.

L'heure est , je crois, venue . de constater ce mouvement, et d'aider autanl que possibleà reprendre la tradition française, dont l'école des mots avait l'ait dévier la littérature.

C'est là que peut se trouver l'opportunité deces notices, dans lesquelles nous .nous essayé d'indiquer la part i\c~, qualités et des défauts de cette école.

Page 1