ALPHONSE KM! II
nmoiirs se passent tranquillement, dans un liant jardin que termine une avenue de tilleuls, témoins de leurs longues causeries et de leurs premiers serments. Steplien demande Madeleine en mariage à son père, el se voit repoussé à cause de sa pauvreté et de son manque de position dans le monde. Jusque-là il avait mené une vie de contemplation et de rêverie, mais il trouve dans son amour assez d'énergie pour quitter Madeleine et aller, par son travail, se faire une carrière qui le mette à l'abri d'un second refus. Les premiers moments de la lutte sont douloureux, mais héroïquement supportés. La pauvreti', les privations de toute sorte, d'ingrats travaux, des dissensions avec sa famille, viennent assaillir Stephen, qui trouve toujours dans le souvenir de Madeleine uni' force nouvelle pour résisiei et poursuivre vaillamment la lutte Madeleine, de son côté, tient d'abord noblement la parole donnée à Stephen; puis, peu à peu. circonvenue par les conseils d'une
amie d'enfance, elle commence .• nprendre que les
serments qu'elle a faits pourraient bien avoir été surprise son inexpérience, el repousse avec moinsd'éner gie la proposition d'un riche mariage. Unix circonstances, doni la futilité ne le cède qu'à l'invraisemblance, achèvenl de la déterminer. Elle épouse un ami de Stephen, pendant que celui-ci, devenu riche et sûr désormais du consentement de monsieur Millier, s'occupait à embellir pour elle un ermitage dont ils avaient fait le plan lors de leurs premières amours. Stephen, a
cette nouvelle, i \»- dangereusement malade, et or
-!■ relève que pour chercher dans la débauche ri dans une existeni e fiévreuse l'oubli de sa douleur. Cette vie dure peu il ne tanin pas à l'abandonner pour s'occu-
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