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jours, en effet, à force de travail et d'études, à arrivée à une certaine correction linéaire qui ressemblera plus ou inoins aux formes employées par tous les artistes. (Test le domaine commun. Mais là où l'artiste pourra vivement imprimer sa personnalité, là où il ne rencontrera aucune entrave pour laisser courir son pinceau à sa guise et produire sur la toile l'idéal qu'il a dans I imagination . là commence le domaine de la couleur il de son agent immédiat, la pâte, et il est aussi immense que divers. N'est-il pas évident, par exemple. que, tout en tenant compte des différences incontestables qui existent entre Raphaël et Titien dans la manière d'interpréter la ligne, ces différences sont encore bien plus saillantes dans leur couleur que dans leur dessin, dans leurs tableaux que ibius leurs gravures. C'est donc parla couleur, par la couleur seule, que l'ar liste peut prouver vigoureusement son identité, constater son originalité, et, dans les arts, plus que partoul ailleurs, l'originalité est une condition nécessaire d'existenci . C'esl doni enfin un tort de monsieur ThiiTs d'avoir passé aussi légèremeent sur le mérite et l'importance de la pâte. Continuons. « Dans les vastes dimensions où la couleur s'étend largement, mi ne parle que de pâte; dans les petites, on parle de touche, s (Test fini bien; seulement je ferai observer que monsieur Thiers se trompe quand il cl il que la pâte n'existe que dans les toiles de grande dimension, et la touche dans les petites. La paie est la matière colorante, la touche esi la manière donl elle est étendue. si monsieur Thiers a été assez heureux pour voira l'échelle les immenses tableaux de la galerie de Médius de liubens, il ,'iura pu se convaincre que. dans
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