I. II
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ADOLPHE TlIltHS. 257
que L'épidémie de l'art; elle n'en fait saisir ni lu diversité des moyens, ni la profondeur du but, ni la puissance des ressources, ni la flexibilité des ressorts, ni la grandeur des résultats. Pour tout dire : on traduit, on nu comprend pas.
Encore un dernier mot. Nous revenons en terminan sur ce que nous avons dit au début : nos observations ne s'adressent qu'au critique d'art, et ce serait se tromper étrangement que de vouloir leur donner une autre portée. Elles ont pu paraître sévères; mais cette sévérité ne nous a pas fait oublier, du moins nous l'espérons, les égards que l'on doit à un esprit aussi distingué que monsieur Thiers. Cette sévérité, du reste, a un motif moins futile que la critique d'un opuscule complètement oublié aujourd'hui. Que monsieur Thiers, qui a le goût des arts, se flatte d'en avoir le sentiment et satisfasse ce goût dans la vie privée, rien de mieux . mais que, se servant de la haute influence de son nom, il cherche a l'imposer au public, c'est aller un peu loin; et il ne doit pas être surpris qu'on s'efforce de lui faire comprendre qu'il outre-passe lesbornesde la réserve dans laquelle il doit se renfermer. Or, ce dont nous nous plaignons esl arrivé. Après la Révolution de février, monsieur Thiers s'occupa beaucoup du Louvre, cl plusieurs des travaux qui \ furent exécutés — ceux notamment du salon Carré — se ressentirent de ses idées, de ses préférences ci de ses antipathies. Il étail donc de notre devoir de constater jusqu'à quel point monsieur Thiers était compétent dans les questions île ce genre, et sa brochure était sous ce rappoi i une arme trop précieuse pour que nous n'ayons pas été heureux île la ramasser. C'est avec peine que nous le
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JEAN KOTHOU.
Il y a dans le foyer du Théâtre-Français un buste plus beau peut-être que celui de Molière, et en face duquel on se senl également remué. Il esl signe de Caffieri, et porte la date de 1783. Si l'on est frappé, en contemplant In buste de Molière, par le caractère d'observation attentive, d'ironie concentrée de cette tète, qui en fail un chef-d'œuvre; devant celui de Caffieri, on est saisi par l'air de noblesse el de résolution dont il rst empreint. C'est une tête longue el maigre, portant haut, aux pommettes saillantes, aux jours creuses, au nez \ ivement découpé, aux yeux intelligents, à la boii-
cbe recouverte d'une fine stache, et qui s'ouvre
comme pour le commandement. Elle est enveloppée d'une perruque qui retombe de chaque côté îles épaules en tresses désordonnées, mais gracieuses : un type de raffiné de Louis XIII. Le cou est maigre aussi; 1rs nerfe ï'j détachent en saillie. Il est admirablement entouré
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