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Losautres détails surla vie de Rotrou manquent au biographe. Une tradition, qui ne s'appuie sur aucune preuve valable, voudrait que Rotrou ait aimé le jeu avee fureur. Toutes ses ressources passaient à satisfaire cette passion. et il avait si peu d'empire sur lui-même, qu'il enfouissait, dit-on, dans les fagots l'argent gagné, afin qu'il lût plus difficile à retrouver. Les frères Parlait ont consigné aussi, dans l'Histoire du Théâtre-Français, que Rotrou, sous le coup d'un emprisonnement pour dettes, donna aux comédiens sa tragédie de Vencrslas pour vingt pistoles. Cette anecdote, si elle était vraie, prouverait que Rotrou avait des dettes, sans en indiquer l'origine. Si l'on veut bien se rappeler, d'ailleurs, que le prédécesseur de Rotrou, Hardy, vendait ses pièces trois écus aux mômes comédiens, qui payèrent plus tard celles de Corneille des sommes un peu plus considérables, la modicité du prix de Venceslas ne paraîtra pas si exagérée. Je crois donc jusqu'à preuve du contraire, que la tradition qui l'ail de Rotrou un joueur effréné peut être miseau rang îles fables, comme celle qui accuse Rembrandt d'avarice, et lanl d'autres donl la science vientà chaque instant démontrer l'erreur. Notre intention n esl pas d'ailleurs de faire une biographie, mais une étude littéraire, et nous laisserons ,i d'autres le soin de défendre sa vie privée. Nous n'étudierons ici que le précurseur el le maître du grand
Corneille
Rotrou marque d'une façon très-nette el très-originale la transition de Hardj à Corneille. Rien, dans le monde des idées comme dans celui des faits, ne se produit par saccades. Les grandes personnalités ne si' manifestenl pas toul d'un coup, Ce sont des fruits mûris
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Hardy de Corneille qui ne s'expliq llolrou
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gique, a dû procéder par influence, par conseils, plus que par l'exemple, el il esl regrettable que monsieui Duizot ne l'ail pas mieux compris.
Au surplus, au milieu des critiques injustes qui pleuvaient autour du glorieux auteur du Cul, Rotrou défendit courageusement son élève, et l'éloge qu'il place dans la bouche de Saint-Genest prouve que Corneille ne fut pas seul à lutter dans la mêlée.
Nos plus nouveaux sujets, lus plus dignes cle Rome,
Kl les plus grands efforts des veilles d'un grand homme
A qui les rares fruits que sa muse a produits
Ontacquis dans la scène un légitime bruit.
Et de qui certes l'art comme l'estime est juste,
Portent les noms fameux de Pompée el d'Auguste,
Ces poèmes sans prix où son illustre main,
D'un pinceau sans pareil a peint l'esprit romain,
Rendront de leurs beautés votre oreille idolâtre,
Kl sont aujourd bui l'âme et l'amour du théâtre.
En exagérant le mérite île Hardy el eu p;iss,mi légèrement sur l'originalité du Rotrou, monsieur Guizot n'a pas luit pleine d'impartialité. Quelle qui' soit la distance qui sépare Hardy de Jodelle el de Garnier, In
scissi ■<! évidemmenl plus tranchée entre Rotrou et
Hardy. Hardy, qui semble éléganl c paré ;> ses deux
prédécesseurs, est lias quand on I t en parallèle de
RotrOU : el dans aniline îles pièces de railleur de \'m-
ceslas on ne retrouvera les inconvenances de Lucrèce du Mariage Infor lune, de l'Hospitalité violée. Lestyle, d'ailleurs, était une pierre de touche qui devail faire reconnaître la distance qui sépare ces deux auteurs Monsieur Guizot, qui avoue que le style de Hardj « a la dureté, l'incorrection, l'impropriété, la trivialité
l'oit nui h \ i v ri i \u.
I un homme .1 i|ui l.i m. resMhi île |Miurvuii ■ sa nropn -nl.-i-i mi ||f d'une ii ruédiens
• oûtail quelquefois deux mille i i qualn
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Il n donl le rtj le •> vieilli mim : .ni i erlniui m . t nniorlilli de l ■ .1 se rapprorhe île la ri
.Imn..- cliei Corneille. Jamais lion i'.-i trivial
i i mu. -m. ulù i. i. m irque ■ M . iill.nl ilai lemp