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son tour de phrase prend une forme élégante, vive, railleuse, hautaine, et rappelle, d'une façon trop évidente pour qu'il puisse en uier la parenté, l'influence immédiate du chantre de Childe-Harold. Par une pente naturelle, la période, qui commence avec la raillerie aux lèvres, se détend peu à peu et linit par se laisser aller à la tristesse; mais le rôle oublié reparaît de suite, la phrase s'arrête net, et, au lieu d'un sanglot que l'on attendait, jette au lecteur étourdi un éclat de rire ou une plaisanterie aiguisée. C'est ce que j'appellerais volontiers la première manière de monsieur de Musset. C'est le style dans lequel furent écrits les Contes d'Espagne cl d'halle, et dont Namomut, sauf l'épisode de don Juan, est le chef-d'œuvre.
Dans la seconde manière, au contraire, la phrase se prête avec complaisance au développement de la pensée, qu'elle soit douloureuse, triste ou joyeuse, et, en s'abandonnant ainsi, elle rencontre des effets sans doute moins brillants , mais d'une puissance et d'une grandeur bien autrement remarquables. Les premières strophes de Rolla, les Nuits, l'admirable nouvelle de Suzon et .1 quoi rêvent les jeunes (Mrs? son! traitées dans cette seconde manière. Les vers croisés irrégulièrement, adoptés par l'auteur dans ces diverses pièces.
en ne forçant pas la pensée à tomber dans un i le
Bxe et précis, coi e la strophe de six vers à deux
rimes, laissent plus de liberté el d'ampleur à l'évolution île la pensée el au développemenl de la période.
Ce que Fou petit I epi uclier à celle forme est snll II Te
gularité de ri , qui tr pe quelquefois l'oreille cl
déroute un instant la cadence. Mais ce défaul esl racheté, et au delà, par le mérite nue je viens d'indiquer,
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