ŒUVRES
DE
Les Œuvres de Frédéric n'ont pas obtenu jusqu'ici en France la haute estime qu'elles méritent. On s'est moqué de quelques mauvais vers de ce prince métromane, lesquels ne sont pas plus mauvais après tout que bien des vers du même temps, qui passaient pour charmants alois et qui ne peuvent aujourd'hui se relire; et l'on n'a pas fait assez d'attention aux œuvres sérieuses du grand homme, qui ne ressemblerait pas aux autres grands hommes s'il n'avait mis bien réellement son cachet aux nombreuses pages de politique et d'histoire qu'il a écrites, et qui composent un vaste ensemble. Quant aux lettres de Frédéric, on leur a rendu plus de justice; en lisant dans la Correspondance de Voltaire celles que le roi lui adressait, entremêlées à celles qu'il recevait en retour, on trouve que non seulement elles soutiennent très bien le voisinage, mais qu'à égalité d'esprit, elles ont encore pour elles une supériorité de vue et de sens qui tient à la force de l'âme et du caractère. Aujourd'hui il s'agit de sortir une bonne t'ois des petites idées d'une rhé-