‹ Portraits contemporainsChapitre 4 sur 28 · MEYERBEER · texte numérisé non relu

MEYERBEER

le Diable^ disait en riant Henry Heine, Meyer* béer n'est que son prète-nom.

Le fait est que M. Gouin se montrait plus ardent que le maestro à la représentation de ses ouvrages, et qu'il les prônait de manière à forcer l'admiration, si l'admiration avait eu besoin d'être commandée.

Meyerbeer se plaint toujours de sa santé, qui est parfaite. N'est-ce pas une malice à l'adresse de ses confrères, qu'il rassure ainsi sur leur avenir?

C'est, au total, un grand et beau caractère ; c'est une nature merveilleuse qui domine le monde musical de cette époque. Il occupe une place incontestée que la postérité lui conservera, n'en doutons pas.

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Il est impossible de séparer ces deux frères, plus unis par les liens de la vie que les fameux Siamois ne Tétaient par le bizarre caprice de la nature* Ils ont fait ensemble leur fortune, ils en jouissent et la continuent ensemble, ils habitent ensemble, leurs affections et leurs intérêts sont communs, tout est double et tout est unité chez eux. Jamais pareille union n*eut une pareille durée ; elle repose le cœur, fatigué des querelles de famille» des trahisons de l'amitié; elle paraît plus singulière encore en songeant à la position des gens. Ils devraient avoir cent motifs de discorde, ils ont cent points de contact, qui peuvent devenir des aspérités, des obstacles : leur union résiste à tout. Les amis célèbres de Tantiquitô n'ont pas offert un semblable exemple, et ils n'étaient que des amis.

Je ne prétends pas dire pour cela qu'ils aient

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