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G. GuviER : Éloge historique de Daubenton

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puis son arrivée au Jardin, et sur les conseils de M. de Buffon, le docteur avait changé tout cela. La curiosité de Daubenton s^étendait à tous les objets ; et ce n'étaient pas seulement des fruits, des bois, des fleurs et des minéraux qu'il assemblait maintenant dans« le plus bel ordre ».Mais encore il fallait voir cfu'ily joignait les dépouilles des bêtes. Les animaux de Tespèce de ceux que M. de BufFon avait décrits dans son Histoire commençaient de se grouper par ses soins suivant les familles.D'abord c'étaient l'ours, le lion, le tigre, l'once, le léopard et tous les carnassiers de grande mesure auxquels le savant rendait l'apparence de la vie ; mais aussi c'étaient des quadrupèdes moindres : marmottes, civettes, loirs, putois, furets, blaireaux, martes, lynx du Canada ; c'étaient de gracieux écureuils à yeux vifs et à panaches fauves, des loutres de Guyane avec des moustaches d'un pouce de long, des petits hérissons avec leurs piquants et, plus fine et plus blanche que les autres, cette belette de Montbard à laquelle M. de Buffon avait appris à danser \ M. Daubenton, sur de belles planchettes neuves, disposait les uns et les autres. Et, il y avait encore un chevrotain, de mignonnes musaraignes et cette grande chauve-souris

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