‹ Portraits du grand siècleChapitre 29 sur 115 · Bussy, lettre à M"« de GouviUe, 19 octobre · texte numérisé non relu

Bussy, lettre à M"« de GouviUe, 19 octobre

8. Lettre de la comtesse de Fiesque À Bussy, 28 avril 1667, et réponse de Bussy du 26 août.

chagrins; il y a la plus grande giieuserie parmi les courtisans; que sais-je? On ne sait que souhaiter'. »

Les accès de mélancolie ne duraient pas chez une femme du caractère de la comtesse : « C'est assurément nous qui faisons notre bonheur, écrit-elle à Bussy ; il y a longtemps que je réprouve par moi-même; car, quoique ma fortune soit médiocre, et que dans toutes les aflaires que j'ai eues j'aye essuyé mille chagrins, je n'ai pas laissé d'être gaillarde, comme celles qui en ont le plus de raison. Demeurons donc comme cela et nous moquons de tout*. »

Fidèle à de tels principes, la comtesse ne manque aucune des occasions qui se présentent de soutenir c son humeur gaillarde. > Il y a de grandes fêtes à Versailles pendant le carnaval de 1667 : c'est le beau temps où l'amour du roi pour La Vallière est dans toute sa ferveur; M"'* de Fiesque s'y dispose longtemps d'avance, et paraît masquée pendant les trois jours; la comtesse de Guicho va à Verneuil pour se trouver aux noces de la duchesse de Sully, sa mère : la comtesse y court des premières : 9 elle est l'aimable Déesse de toutes les fêtes*. > Il y a uae grande partie de plaisir à Chantilly, chez le duc d'Enghien; M"** de Fiesque y vient goûter

Tous les plaisirs que la campagne Ajoute aux palais enchantez...

Le plaisir de la pêche à la ligne, à la nasse Fut suivj d'une grande chasse.

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