‹ Portraits du grand siècleChapitre 31 sur 115 · Subligny, la Muse Dauphine, p · texte numérisé non relu

Subligny, la Muse Dauphine, p

2. C'est ce que dit formellement Savary dans un poème latin sur la Chasse, en parlant de celle des sangliers de la forêt de Cinglais et de la terre de Fresnay, qui appartenaient à la comtesse :

Hanc inter domus illa fuit, venantibus apta

Si qua domus, dominos nemorensis nempe Diaoïe Si tetigisset amor; sed fortior allicit aula,..

Madame de fiesque. 8i

grosse de huit mois. Elle est accouchée el inorle ensuite: cette manière de mourir m'a blessé le cœur*. » La comtesse fui désespérée. Elle se jeta dans un couvent : « Elle est bien embarrassée d'une affliction*. »

M*"*" de Fiesque secoua bientôt cette affliction qui la gênait. L'année suivante, elle était au château d'Epoisscs, dans la famille de M. de Guitaut, qu'on lui avait jadis donné pour amant, et qui était son ami ; elle et M"** de Guitaut allèrent un jour surprendre M™' de Sévigné. c Ëolln, s'écrie celle-ci dans une lettre à sa lille, voila donc la comtesse à Bourbilly ; comprenez-vous cela? plus belle, plus fraîche, plus magnifique et plus gaie que vous ne l'avez jamais vue'. » Or, c'est on 1673, et M"" de Fiesque a cinquante-quatre ans; « elle pare et donne du plaisir à tous le pays*. > Aussi M'"'' do Scudéry disaitelle : < M"^* de Fiesque est une amie qui n'aime rien fortement que le plaisir*. »

Le caractère bien connu de M'"' de Fiesque a heureusement inspiré la vieille M"" Cornuel. Un jour (en 1676) qu'on parlait de la comtesse de Fiesque : « Ce qui conserve sa beauté, dit-elle, c'est qu'elle est salée dans la folie. » Un autre jour, la comtesse défendait le bon sens

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