Id„ Lettre du 25 octobre
5. Corresp, de Buisy» lettre de M"' de Scudéry du 4 avril 16i72.
de Combourg : c Bonne comlesse, lui dit M"^^ Cornuel, vous êtes comme les gons qui ont mangé de Tail*. > Voilà de ces mots qui faisaient rire aux larmes M. de Coulanges. Bussy n'en riait pas moins; et lui, qui se plaignait si volontiers que M"** de Fiesquo ne s*attachait à personne, éprouvait, aux dépens de son amour-propre, presque de sa bourse, qu'elle savait prendre au besoin les intérêts de ses amis. Il voulait faire un procès à M°** de Monlglat (comprend-on une pareille audace?) pour une somme de neuf mille livres qu'il lui avait prêtée, autant qu'il pouvait y avoir entre eux un prêt et un emprunt. M"* de Fiesque, à qui on parla de cette mauvaise pensée, lui écrivit à ce sujet une lettre charmante, que nous donnons d'autant plus volontiers qu'elle est encore inédite*. < ...Je n'ai parlé à âm*? vivante de votre affaire que ce que je vous aurois dit à vous-même si je vous avois vu, qui est qu'il me semble que vous avez tort tous deux, vous de faire un procès à M™' de Montglat pour n'eu avoir jamais un quart d'écu, et elle de vous en refuser un papier, pardevant notaire, pour n'être payé qu'après sa mort. Quand il y auroit eu cent mille écus, je vous l'aurais donné tout de même, parce qu'il est juste de payer ses dettes si elle a du bien; et si elle n'en a pas, cela ne lui fait point de mal... Si je vous avois vu, je vous aurois dit mon sentiment sur la comédie que vous allez donner au public, en cas que vous plaidiez contre M""" de Montglat. Je vous