‹ Portraits du grand siècleChapitre 33 sur 115 · M*"* de Sévigné, leltres du 7 avril et du 6 mai · texte numérisé non relu

M*"* de Sévigné, leltres du 7 avril et du 6 mai

2. Elle fait parlie du cinquième volume de la Corresp. de Bussy, qui sera prochainement publié chez Téditeur Charpentier. Ce volume a paru depuis la première publication de notre élude, et cette lettre s'y trouve, — 9 juin 1680.

Madame dr fiesquë. 83

parle ainsi par ramitié que j*ai pour vous, et par l'intérêt que je prends en votre conduite. Si, après cela, vous voulez pousser cette affaire en justice, je m'en consolerai, et je croirai que vous savez mieux vos affaires que moi... »

L'année suivante, M""^ de Fiesque vit son fils, conseillé par M. de Seignelay, présenter au Roi une première requête au sujet de ses droits sur la République de Gênes. Louis XIV n*nyant point répondu à cette réclamation, un second Mémoire du jeune comte « touchant la restitution de ses biens usurpez par TEstat de Gênes, par ceux de la maison Doria et autres >, imprimé à Paris en 1683 \ eut plus de succès; le Roi exigea de la République qu'elle donnât à M. de Fiesque, en attendant que l'indemnité fût réglée, une somme de cent mille écus, représentant (tous droits réservés I] la valeur du comté de Lavagne.

M"* de Fiesque javait à ce succès un intérêt d'affection avant tout; mais ces ressources nouvelles offertes à son (ils, qui partageait généreusement sa fortune avec elle, lui étaient précieuses. Quelques jours avant cette faveur accordée au comte, le Roi lui attribuait à elle-même- [12 août 1684) une pension de quatre mille livres*. La comtesse en jouit sans bruit pendant près de quinze années : elle mourut le 16 octobre 1699, âgée de quatre-vingts ans. Son fils, qui lui laissait la jouissance d'une terre de huit à neuf mille livres, se trouva alors avoir plus de dix mille écus de rente, fortune assez considérable qu'il abandonna, par testament, à son ami le duc de Noirmouliers.

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