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LOUIS xrv. 219
ney, gentilhomme anglais, me promettoit d'exciter de grands soulèvements. Mais la proposition qu'il me fit d'avancer cent mille écus me fit défier de ses paroles, et, ne voulant pas exposer une si grande somme sur la foi d'un fugilif, je lui offris seulement vingt mille écus comptant, avec promesse de fournir le reste aux soulevés aussitôt qu'ils paroitroient en état de me pouvoir servir*. » Si la lettre du prince de Gondé à Cromwell, du temps de la Fronde, lui a été justement reprochée, que penser de la conduite d'un roi qui ose combattre dans im autre roi le droit d'après lequel il règne lui-même, et qui ne craint pas, pour un intérêt passager et local, de compromettre des principes éternels et universels?
Toujours prompt A ofl'rir à la faiblesse et à la trahison un appel qu'il croit invincible, Louis fit encore en Angleterre une nouvelle tentative de corruption dont la honte retomba sur lui seul. Fier de son procédé, qu*il trouve habile, et sans penser que la réponse qu'il reçut est sa condamnation, il présente à son fils sa conduite comme un enseignement : la leçon n'est-elle pas plutôt dans la fermeté du chancelier Hyde? Louis voulait décider Charles II à épouser l'infante de Portugal : « Je n'oubliai rien pour le porter à ce mariage ; et, parce que c'est une cour où l'on fait d'ordinaire beaucoup par l'argent, et que les ministres de cette nation ont été fort souvent suspects d'être pensionnaires d'Espagne, et que le chancelier Hyde, très habile homme pour le dedans du royaume,