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jamais bien précisément connus, ils n'étoient aussi jamais punis qu*en efiigie*. »
On aimerait mieux trouver sous une autre plume de si mesquins détails, où ne perce aucun sentiment de cette dignité royale que Louis XIV étalait avec tant de hauteur lorsque ses intérêts, tels qu'il les comprenait et que nous ne les comprenons plus, n'avaient pas à en souiTrir. Les petits moyens, comme encore le retard calculé dans le payement d'une dette envers la Hollande pour mettre les Etats dans l'embarras*, comme cet arrangement qu'il signe avec l'Angleterre pendant que les diplomates négocient une question dont la solution lui devient indiiïérente', ce ne sont pas là des procédés dignes du souverain d'un grand Etat. Il est des cas où l'habileté est une faute : il est toujours glorieu.x de se présenter tête haute devant un danger; et la France, en même temps qu'elle tend rdivier, ne doit jamais oublier qu'elle porte une épée à son côté.
Nous avons sévèrement traité le roi Louis XIV, et nous n'avons pas épargné les reproches à la façon mesquine, étroite, dont il traita, de son propre aveu, les questions de politique extérieure; mais, à l'intérieur, qui pourrait se refuser à reconnaître avec quelle application il étudia, avec quel zèle il s'attacha à servir ce qu'il a cru le véritable intérêt de l'État? Si donc les Mémoires nous ont révélé quelques défauts, ils nous ont montré aussi de nobles et