‹ Portraits du grand siècleChapitre 90 sur 115 · Mémoires pour sennr,,.,, ctc, — loc. cit · texte numérisé non relu

Mémoires pour sennr,,.,, ctc, — loc. cit

Saint -Germain, à Mons, d'un canonicat qu'il résigna, en 1597, en faveur de son frère aîné, Jean : c'est vers le même temps qu'il fut nommé chanoine de l'église métropolitaine de Cambrai.

A cette époque, l'Université de Paris brillait d'un vif éclat; Henri IV, désireux d'en relever encore la gloire, préparait une réforme qu'il imposa en 1602, et qui donna à ce corps savant une nouvelle vie^ Gospeau fut séduit par l'attrait des fortes études qu'on y faisait, et, en 1604, il y était reçu docteur en théologie.

Ce fut alors, sans doute, qu'il se fit naturaliser français; mais, aux termes de ses lettres de naturalité, il c ne pouuoit prétendre aucun grand benefi^se dans le royaume » :il n'en fut pas moins « destiné par vne élection plus diuine qu*humaine a occuper trois Eueschés*. »

Déjà chanoine de la cathédrale de Cambrai, est-il probable que Gospeau se soit trouvé dans la misère à Paris? Nous ne pouvons le croire ; aussi sommes-nous tout disposé à nier le récit d'Amelot de la Floussaye. Si l'on en croit les mémoires du savant ambassadeur, Gospeau aurait été placé auprès du fils du duc d'Epernon, depuis cardinal de la Valette, par Monchal, précepteur du jeune abbé, et ses fonctions se seraient bornées à c le suivre en classe et lui porter ses livres et son écritoire : b — Arayot avait commencé ainsi; le cardinal Dubois fit de même; Gospeau jeune et pauvre l'aurait pu faire : mais il devait

1. Voir notre Histoire de l'enseignement en France au xvtt* siècle, dans la Revue française.

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