Le Prélat arcomphj. par René Le Méc, p
314 PORTUAITS DU GHAXD SIECLE.
être à Taise, et nous n'avons pas grande confiance ence;; lignes écrites longtemps après Topoque dont il s'agil; nous nous en rapporterons plutôt a un rare petit volume latin imprimé dès 1607, et nous lui emprunterons, au sujet du professorat de Cospeau, les détails beaucoup plus précis qui suivent.
Bien jeune encore, mais déjà maître es arts et docteur de Sorbonne, il fut chargé d'un cours de philosophie au collège de Tréguier, a Paris. Le succès de ses leçons le fit appeler nu collège de Lisieux par le principal, Adrien Bavien (Adrianus Bavenius], qu'il appelait son père. Son enseignement faisait bruit : ce n'était pas du haut d'une chaire que le jeune docteur exposait ou imposait son opinion ; mais, comme Aristote, dont il était d'abord partisan, il se promenait au milieu de ses écoliers, discutant avec eux, prêt à les écouter, prompt à leur répondre. Cette nouveauté (It la fortune de ses cours et du collège, qui ne fut plus assez grand bientôt pour recevoir les élèves que ses intéressantes leçons y attiraient*.
Bientôt, Cospeau quitta l'enseignement de la philosophie et professa la théologie. Sa science se répand, et ce sont ses élèves qui occupent et illustrent les principaux sièges*. Il se lie alors d'amitié avec un gentilhomme, domestique ou familier du duc d'Épernon, Le Plessis-Baussonnière', que le charme de ses leçons lui avait attaché. Celui-ci
1. Joannes Roennus, RotomageDsis,— PAt/tppt CoipMim iwfMra in urbem reversio, — 1 vol. de 39 pp. imprimé en 1607, chex Bst. Prévost eau. — {Biblioth. mazarine, n« SS0615.}