AUI.ARD CONTRE TAINE
pris ^\^' l'IiisloricMi. Il «;sl dos cvciicmRnls h l'ëffaitl dfts<juels un esprit de |)robilé inférieure pourra voir dans la spécialisation même de l'objet de son élude un moyen .commode de Innlor cette ontn'prisc (\r dissimulalion et d'escamotage, lit il se Iroiive qnils coiiipteiil parmi les événements les plus importants et comme centraux d'uiic période historique. Imaginez un gros fait, un fait énorme (]ui ne relève propnMiient d'aucune des rubriques entre lesquelles la matière historique.se partage; un fait qui ne soit ni religieux, ni politique (au sens régulier, légal, constitutionnel du mot , ni militaire, ni diplomatique, ni économique ni littéraire et (jui pourtant ait été de taille à agir. M r(''pandre ses conséquences, sur le domaine de la religion, de la politique, de la guerre et de tout le reste. Un tel fait peut d'ailleurs luimême être «classé, il a un genre et un nom, il est rcvoliitionnaire : il ne rentre dans aucune institution puisqu'il n'a eu pour résultat que le bouleversement des institutions. Les faits de cette sorte doivent abonder dans une période qui a précisément été la Révolution, ils doivent \ avoir joué le plus grand rôle. Ht il y a des chances qu'ils soient ceux dont l'existence incommodera le plus les historiens qui, étant par ailleurs des politiques lOU des politiciens^, ont
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pour doctrine (ou pour passion, ou pour attitude) de chercher dans la Révolution le principe, l'origine et le modèle des institutions convenables, d'après eux, au temps présent. Comme entre institution et Révolution il y a antinomie, le culte politique et doctrinal de la Révolution ne se recommandera avec quelque vraisemblance et décence qu'au prix d'un certain arrangement régularisateur de la période révolutionnaire. 11 s'agira de la faire apparaître elle-même comme une période régulière, comme une période du moins où la régularité a été le normal et l'essentiel, l'irrégularité, l'accidentel. Ne voit-on point que la répartition systématique de son histoire sous ces rubriques qui visent un cours régulier des choses offre à des esprits peu tyrannisés par la bonne foi et par les exigences de la pensée un moyen aussi subreptice que facile de créer cette immense illusion ? Les faits de pure violence, de pure révolution ne seront du ressort d'aucun d'eux. Ils ne figureront pas dans l'ensemble historique ainsi distribué. Il seront comme s'ils n'avaient point été. Chacun des spécialistes s'en sera lavé les mains.
Voici les massacres de septembre. Il n'est pas d'action plus considérable pour qui observe la suite et la genèse de Thistoire révolutionnaire.
AUi.AKIl CONTHi: TAINK
.Nous n'aurons point In follr pnHcnlion de savoir ce (jui sr fiU passé s'ils n'avaient pas ou lieu. Du moins csl-il certain qu<r tout .se U\[ passé autrement. Les massacres de sept*;mhrc ont rendu définitive la chute de la royauté, (Uimpioinis «Uî fore»' dans la Mévoluliun et le gouvernement ri rAssend)lée législativ. i|iii n'ont pas osé les emj)échcr, «pii ne le pouvaient peut-être pas, (|ui, en tout cas, en ont porté la responsabilité aux yeux de rKuropc;ils leur ont fermé à l'un et à l'autre toute possibilité de retour en arriére; ils ont Até toute tiaseaux néj^ociations et à la paix avec l'ennemi : ils ont exercé l'iallucnce de l'épouvante sur les élections à la ('onvenlion dont ils sont les contemporains; ils ont l'ait voir aux royalistes, encore la majorité dans le pays, à qui ils avaient atTaire; ils ontété exactement le premier acte et le plus décisif et le plus sanuflant et li; phis atroce du réi::inie de la Terreur, l'^l les résultais (pi'ils ont {)roduits, ils ne les ont pas produits par hasard, contrairement à la prévision des hommes ou en dehors (relie- Les politi(pios résolus et lucides qui, Marat 5 leur tôle, ont conçu et accompli cette opération ont eu en vue ces résultats et le succès a couronné leurs calculs. Ne pas parler des massacres de septemlire c'esl, de la part «l'un historien de la Révolution, ne pas parler de la Terreur.
Eh bien! Celte prouesse M. Aulard l'a exécutée. Il a écrit une Histoire politique de la Révolution française sans dire un mot des massacres de septemi)re. Vons pouvez WreVRistoire politique de la Révolution française Je M. Aulard aux journées des 2, 3, et 4 septembre 1792, vous n'y rencontrez pas une allusion aux massacres de septembre M. Aulard a estimé que le massacre de quinze cents personnes (au moins) dans l'intérieur des prisons de Paris, perpétré par des bandes à la solde de la Commune, avec la complicité passive du gouvernement, de l'Assemblée et de la garde nationale, il a estimé que ce menu fait n'avait pas plus de rapports avec la « politique » dont il racontait l'histoire que si ces quinze cents personnes avaient péri dans l'incendie d'un cirque ou l'écroulement d'un théâtre. Et n'est-ce pas parfaitement bien raisonné ? Le dessein formel de M. Aulard a étéde « raconter l'histoire politique de la Révolution au point de vue des origines et du développement de la démocratie et de la république ». Ce développement, il le trouve tout entier dans la succession des formes gouvernementales et des constitutions, dans les projets constitutionnels et les discussions ou parlottes qu'ils ont suscitées. Et où voulez-vous qu'il le cherche ailleurs? Que voulez-vous qui porte la qualité
Al'LAliA CONTRE TAINK 373
<lo ré|)ul)Iicain et do tli^mocrnlique si ce n'est des foriiu's (le fj^oiivornorinMil, dos consliliitioiis d<; gouveriHMiHMil et des idées de pui^licisles sur le j<ouverneinent? Vous n'irez pas chercher celle (|nalil<î dans un poisson ou dans une pomme; ne la ch<;rche/. pas davantai^e dans un massacre, (|ui esl. un massacre, el qui ne peut «'^Ire rien de républicain ou de démocratique. Non plu-, il» vraiL îijoiilcr hi loi^iquc d«' M. Aulani, qu<' ii'arisl(»crali(|uo ou de uionarcliiqut;. Massure/.- VDUS. M. Aulard ne suivra certainement pas, à l'occasion, sa logique jiistprà cv hout-là.
11 esl clair (jue l'Aulard, le Hridoison-Aulard qui, dans celte « division du travail scienliliipu' >• si haut préconisée par la Sorbonne, aura |)ris à son compte soil l'histoire religieuse, soit l'histoire politique de la Révolution l'rant^aisc se lri»uvera également fondé par un raisonnement tout identique h ignorer les massacres de septembre, desquels il ne pourra, en délinitive,étre scienlili(|uement question que dans une monographie s|)écial<> sur les massacres de septeiubre.
\'À voilà l'houime qui accuse faine de dissimuler des faits importants pour l'intelligence impartiale de l'histoire d»; la Révolution.
B74 l'OliTltAlTS i;r DISCUSSIONS
Nous en venons à ce qui semblait devoir être le triomphe de M. Aulard, à la critique de la documentation de Taine et des faits qui sont la matière de ses exposés.
Je ne puis donner que quelques exemples de ses procédés. Je les choisis typiques.
Taine, après avoir décrit la marche de la « conquête jacobine » dans Paris, entre le lo août 1792 et la réunion de la Convention, montre cette conquête s'opérant en province pendant la même période. Son très long récit fait bien passer sous nos yeux cent cinquante faits de massacre et de pillage accomplis sur toute l'étendue du territoire, comportant la mort violente d'au moins trois cents personnes, indiquant un état d'anarchie et de « terreur » passablement généralisée déjà, justifiés enfin sans presque aucune exception par des références (inexactes, peut-être, c'est à JVl. Aulard de nous l'apprendre) en tout cas précises. « Habâchage », dit notre homme, « monotone détilé d'anecdotes suspectes ». Eh bien ! démolissez-en quelques-unes choisies naturellement parmi les plus importantes et les plus significatives. Tout ce dont nous instruit
Aia.AMH («tNiKr I mm; .H7B
M. AuIîinJ, c'est i" que Tsiiiu' a \y\ac6 » (laslreK des iiundoiils «|ui se soiil passifs ù Altii ; tj" qu'un jeuiii' hoinnio (|u<' i'aino nous dil avoir été H haché à cou|>s de snhre dans hi prison do Moiitéliniur » n'a, vw réalité, rrru cjur (h'S Idessures donl " <I('U\ |)laies à la lèlc », (Juaiid on est haché. .111 . -I mort, ohserve M. Aulard. lit ce jeune hunune ne Miuunit pas... du moins tout (le suite. Voyez-vous lu légèreté de Taine ! Ce «ju'il y a de plaisant, c'e8t que Taine cite en note le document d'où il résulte (|u'eu cfTet la victime ne resta pas sur le carreau. On saisit ici, en même temps que la conscience tle M. Aulard, son genre d'humour.
Si M. Aulard fail grand mépris, sans preuves sérieuses (sauf sur Irois t)U quatre pointsj, des sources de Taine, il .sail critiijuer aussi son interprétation (l'nn texte. Taine écrit que le minislro Pache «< envoyait ses filles au Club pour donner le haiser fraternel à des jacobins ivres ». C'est la Iraduction d'un texte de Buzot où il esl dil lilléralemeid «puM. les enfants tle Pache couraient comme »les forcenées dans les lieux où l'on prêchait le meurtre et le pillage avec le plus d'impudence et souvent on les a vues dans des embrasseinenls dits fraternels en réchauffant les dégoiUanles orgies ». Où Taine prendil, demande .M. .\ulard, que ces jacobins fussent
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« ivres » ? « Ces « dégoûtantes orgies » n'étaient peut-être, dans l'esprit de Buzot, que des orgies de la pensée et de la paiole !
Il y a sur l'histoire de la Révolution des données de fait de première importance auxquelles Taine a pu ajouter l'autorité d'une documentation nouvelle et inédite, mais qui déjà en recevaient une fort considérable de l'unanimité des historiens et de la tradition. M. Aularçl paraît croire qu'en discréditant ce que Taine en dit, il les aura suffisamment infirmées en elles-mêmes comme si elles venaient de Taine seul. Encore va-t-on voir que son argumentation contre Taine, contre le massif Taine, se réduit volontiers à un haussement d'épaules, à une plaisanterie.
Quoi de plus notoire et de plus fertile en conséquences que la violence morale et, au besoin, matérielle, exercée sur la Convention par le public des tribunes et par le personnel émeutier de Paris dans la plupart des délibérations graves et notamment dans le procès de Louis XVI? Taine en produit en vingt endroits de son livre; et particulièrement dans les pages 42:3 à 4^8 de son second volume, d'accablants témoignages, d'oîi il semble bien résulter que Lanjuinais n'exagérait rien en s'écriant : « On paraît délibérer ici dans une Convention libre; mais c'est sous les poignards et les menaces des factieux. » On
AUI.AIU) CONTHK TAINK :»77
conçoit d«! (niollo conscqnence il «Huit de r<^fii- Icr surc(^ |K)inl les conclusions de l'aine, M. Aulard, apivs l'avoir lon^iicnicnl éplnrlié sur des détails secondaires, se borne sur cet article décisif à la préléiilionquc voici : « Suivent (|iiel<jiies douzain(;sde« petits i'ails signilicalifs » sur l'insolence et les menaces des tribunes .•» C'est tout, l'aine aimait, on le sait, celte «expression (le « petits faits sig:nificalifs ». M. Aulard en tire inillr plaisanltM'ics pour l)()uclier les trous de son raisonnement.
('"est, je l'ai dit et je le n'iprtc, de la même manière, qu'il «< démolit » toute la matière historique de Taine, sur tous les points qui engendrent des conséquences capitales, quard à la manière de comprendre la Révolution.
il lui arrive souvent de ne pas entendre le texte de son auteur, le<|uel n'oIVre pourtant pas les difficnltés de h'cture d'un document d'archives, étant imprimé dans les plus beaux caractères de lamaison Hachette. — Saint-Justavait écritdans un rapport : « La République ne sera fondée que quand la volonté du i peuple) souverain comprimera la minorité monarchique et régnera sur elle par droit de conquête. » Taine. commentant ce rapport, dit «pic « le réginie dont Saiid-Jusl apporte le projet est celui par lequel une oligarchie d'envahisseurs s'installe et se maintient
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dans une nation subjuguée ». Là-dessus M. Aulard accuse Taine de « frelater » Saint-Just en lui attribuant une doctrine oligarchique là où Saint-Just demande la démocratie. Mais c'est que pour Faine cette prétendue souveraineté, ce préteniJu gouvernement de la « volonté générale », n'est qu'un mot,- une entité contradictoire, dont la réalisation lictive. apparente, nominale, ne sert qu'à voiler aux yeux des njaïfs une réalité bien différente : l'oligarchie et l'oligarchie des pires. C'est l'argument classique contre la démocratie. Si vous croyez que M. Aulard, historien de la démoci'atie, le connaît!
Je pourrais prodiguer les exemples de ces procédés qui sentent le maquignonnage. Presque tout le livre est fait de la sorte. Mais s'il m'est matériellement interdit d'entrer dans le détail, du moins la critique dirigée par M. Aulard contre la documentation de Taine engage-t-elle un sophisme général qu'on aura réfuté, rien qu'en le mettant en lumière.
M. Aulard compare le nombre de pièces contenues dans telle ou telle série de documents d'archives au nombre de pièces de cette série
( ilées par 'I aine en référence. Ce dernier nombre est souvent assez fnible relativement au total. L^-dessus .M. .\ulard triomplio. Mais, demande liôs jusliMnent M. Kdinond lîarlliMemy, qui lui dit que Tain<î n'a consulté que les pièces qu'il a cil«''es?Qui lui dil aussi que, dans rimjiossihilitr dr tout lire, il ail chuisi au hasard cl n'ait pas (Ml sa méthode de choix et ses raisons de prélé renée ?
( )n ne |)eiil fjjiic l;t-iU's>u> (|iw tie> 1é\ |M>lli»'>r.s. Mais M. Aulard non plus ne nous propose qu'une liy|)othèse. Tout son étalage de chiiïres ne dénioiilrc rien et spécule sur cette folie du docuinenl déchaînée de nos jours par des esprits aussi enragés de labeur stérile qu'incapables déjuger. M. Aulard devait sur quelques points, tout au moins, démontrer que le contenu des carions ou des pièces non consultés ou non cités par laine inlirme les d'onnées qu'il tire des cartons ou des pièces dont il fait usage. Non seulement il s'en abstient, mais il n'a même pas l'air de s(>upt;.onncr que \h était le nœud de son argumentation et que tant qu'il n'a pas fait cela, il n'a rien fait.
C.ette vaine critique des matériaux aboutit, dans le livre de M. Aulard, h une critique de fond. Il reproclie sans cesse à Taiiie de « généraliser » arbitrairement, par des propositions
qui étendent à la France entière tel ou tel état de choses qu'il aura constaté dans un certain nombre de régions, de villes, de villages, mais pas dans tous. Par exemple,' des faits de Jacquerie qui se sont produits en beaucoup d'endroits, soit après le 1 4 juillet i78f), soit après le lo août 1792, Taine conclut que la Jacquerie fut générale. De la conduite de certains Comités révolutionnaires, il tire un jugement sur l'œuvre et l'action de tous les Comités révolutionnaires. Ainsi de suite.
Je conviens que l'imagination un peu romantique de Taine lui suggère souvent des façons excessives et tumultueuses de s'exprimer qui ne conviennent guère à l'histoire. Mais l'important ici, c'est la chose exprimée. Or, on s'assurera aisément que Taine, s'il ne cite pas tous les laits, ni la moitié certainement des faits (exigence vraiment absurde), a soin de prendre ses exemples « significatifs » sur les points les plus divers du territoire ou du pays pour lequel il généralise. On remarquera de plus ceci que je n'espère pas du tout faire entendre à M. Aulard : c'est que, s'il y a des faits purement particuliers et qui ne signifient strictement qu'eux-mêmes, il y a des faits symptomaliques qui ouvrent une perspective très étendue et très profonde sur une situation sociale et nationale, et il ne faut
AU1.AR1) «lONTHK TAINE
})iis un lit's i^Tiiiid Muiniin' «le res faits pour rn définir I cnsenibliî. [)v ce dernier genre sont par exemple des actes de massacre, de pillage, de désordre, accomplis non par des individus, mais par des bandes organisées, surtout ofliciellcmenl organisées, et que leurs auteurs juslilieut par des théories que les pouvoirs publics ne sauraient désavouer en «'llfs-niémcs, y puisant leurs |)r()pres titres de légitimité. l*eu à peu le désarmement moral ou la coniplicité des autorités feront naître partout de ces bandes et les instincts, les passions entendront l'invite df ces théories. Ce sont des théories qui ont préparé la Révolution et des bandes ((ui l'ont con^ sommée. Ht si les nombreux laits de subversion que relate Taine n avaient pas été les indices d'un état des esprits et des choses passablement généralisé, il n'y aurait pas eu, comme le remarque sj)irituellemenl M. Harthèlemy, de Kévolnlion francai.se. \ raimeut on Unit par croire, en lisant M. Aulard, qu'elle n'a pas eu lieu, (pi'on a inliniment exagéré ce ijui se passa, .le goûte fort un certain « bénin! bénin! » par lequel cet homme suave ou tout au moins mielleux en réduit l'image à des proportions supportables aux âmes aussi lendrcmfMil liumanitnin-. (jue la sienne.
l'ouTRAiTS i;r discussion;
( Les Origines de la France conleniporcdne ont été un des événements inlellectuels du dix-neuvième siècle. Klles ont exercé à leur heure une action puissante et salutaire sur l'esprit public. Leur vertu n'est pas épuisée. Les trois volumes qui concernent la Révolution demeurent jusqu'ici la plus forte peinture d'ensemble que nous ayons de l'état social de la France pendant cette période. La position officielle de M. Aulard, le pouvoir matériel quelle lui assure, le prestige de ses « vingt-cinq aimées d'archives » qui ne font pas nécessairement vingt-quatre heures de réflexion), sont pour lui autant de moyens de faire pénétrer dans l'opinion la légende de Taine discrédité et ruiné. Or, M. Aulard n'a rien ruiné du tout. La défense de Taine contre d'aussi chétives critiques réserve d'ailleurs complètement la question de ses véritaj blés erreurs. 11 en est de graves. Je n'adhère. t pour ma part, ni à son identification de Tesprit \ de la Révolution avec l'esprit classique, laquelle \ me paraît le contre-pied de la vérité, ni à son naturalisme qui semble ne pas distinguer entre les abstractions meurtrières de la politique mé-
M I \ut> «.>•.-. i É.i. 1 just. hm:)
la|)liysi<|iir ri 1rs initialivt^s syst/>iiiHliqucs de la raison expt'îriiiienlale, (éclairée par riiisloin*. Mais «le Irlles «'rnîiirs s'«'^l^vei»l l'oit au-dossus (l(« la critique de M. Aulard. Il parle, apr^s bcauloup d'aiitnrs, de lu première, mais en termes exlr<>mement faibles et légers. Il ne dit rien de la seconde. Lt;s idées générales sont un domaine où il n'aime pas s'aventurer. Il est de celle école qui trouve tel pour cause !) « peu scicntili<|ue » «le l(îs faire intervenir dans l'histoire, comme s'il n'y avait pas du général dans les réalités historiques î iVlainpier de philosophie au point où en manque M. .Vulard peut être une grAce; mais est-ce une bonne condition pour se mesurer av«'c Taine .'
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