MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA
Est arrivé dans la vie publique comme d'autres s'en retirent, sans éclat et sans bruit. Ni la fortune ni les événements ne servirent ses débuts ; s'il perça, il le doit à son travail, aux solides qualités d'écrivain et de penseur qu'il montra dans la rédaction successive de trois journaux: Les Mélanges Religieux, de 1847 à 1849, Le Journal cVAgriculture, et Le Courrier du Canada.
Ses commencements furent pénibles, et le modeste clerc d'avocat doit aux premières difficultés de la vie, la forte trempe de son caractère, son opiniâtre énergie, ainsi que cette application au travail, étonnement de tous ceux qui approchent l'Honorable Ministre. Le député de Dorchester se faisait inscrire à 24 ans, sur le tableau des avocats, et devenait Conseil de la Reine en 1864. Les procès, les affaires litigieuses paraissent n'avoir eu qu'un attrait médiocre pour l'Honorable M. Langevin ; aussi, n'a-t-il laissé aucune trace dans la carrière. La science administrative semble avoir plus particulièrement attiré l'exjournaliste député. Les charges de Maire de la ville de Québec, de secrétaire de la Compagnie du Chemin de Fer du Nord, de président de la Société St. Jean Baptiste, de l'Institut Canadien ; deux ouvrages : le Canada ses Institutions etc., publié en 1855, et le Droit Administratif ou Manuel des Paroisses et Fabriques, paru en 1862, témoignent des aptitudes de l'Honorable Ministre pour tout ce qui tient à l'organisation, aux connaissances spéciales, au fonctionnement des machines à rouages nombreux et compliqués.
L'Honorable H. L. Langevin avait trente ans lorsqu'il entra dans la carrière, en 1857. Cet exemple répond heureusement à l'impatience de ces tribuns de vingt ans qui, avant de savoir se conduire eux mêmes, voudraient conduire leur pays. L'Honorable Ministre des Travaux Publics est le frère de Sa Grandeur l'Evêque de Rimouski. Il a été fait Compagnon de l'Ordre du Bain, par Sa Majesté la Reine, et Chevalier Commandeur de TOrdre de St. Grégoire le Grand, par le Saint Père.
Le Député de Dorchester fut Solliciteur Général de 1864 à 1866; puis Maître Général des Postes jusqu'à la Confédération, où on lui confia comme membre du Conseil Privé le portefeuille de la Sécrétai-
rerie d'Etat pour la Puissance. L'Hon. ministr comme délégué
aux conférei iharlottetown et de Québec en 1864, et fut un des
membres de La conférence coloniale à Londres en 1866. Après Le dé L'Honorable M. MacDougal pour sa malbeureus Lition du
Nord Ouest, l'Honorable M. Langeyin cédait sou poste à l'Honorable M. Aikens. el prenait en échange celui de minis rravaux Pubii
ts dans Lesquelles il s1 immandé par des mesures im-
portantes, allant visiter Lui-même les Houx des travaux et reconnaître, en compagnie dMngénieurs, ! s améliorations à faire, les n
- à ouvrir au i à la navigation.
L'Hon. M Lange vin surnatureldu
'.' du parti conservateur dans le Bas Canada ; on le nomme aujourd'hui, à bon droit. Le lieutenant de M. Cartier. L'Honorable minis
Travaux Publics ; plus belles prestances de La dé
tation ; sa physionomie à demi souriante reflète l'humeur toujours
e de son caractère : L'affabilil - 3 manières ainsi que son soin
à répondre aux nom! indes qu'il reçoit est proverbiale ; la
: d'un chronomètre n'est rien à comparer à L'ex \ de
l'Honorable M. Langevin.
Intellig application laborieuse, 1 n xpérience parle-
mentaire. l'Honorable ministre des Travaux Publics a s qualités, montrer dan »sition de chef en s .1 du parti une
habileté, un tact tels, que, Sir G. K. Cartier monrant même intestat. l'Honorable mini- Travaux Publies recueillerait sa su
que nul vint s'inscrire en revendication d'héritage.
IION". il. s. LANGEVIN, 9 i6.— M. LAROCHELLE, 744.
VOTES
S. du 12 Fév. contre, bill Marchand. s. du 15 ■■ contre, am
S. du 10 Fév. a
S. in 22 " • |
Bills. — 29Jan. l' porerlavi lin de Rimouski. 21
constituer en corporation l'Association connu ■ :om de
Québe