‹ Portraits et dossiers parlementaires du premier parlement de QuébecChapitre 53 sur 96 · M. EDOUARD LABERGE. DÉPUTÉ DE CHATEAUGUAY · texte numérisé non relu

M. EDOUARD LABERGE. DÉPUTÉ DE CHATEAUGUAY

Une anecdote peindra l'homme.

Lors de l'ouverture du Parlement Provincial, et au début de la première session. Son Ex. le Lieutenant Gouverneur convia à un grand bal officiel tous les membres de la Législature. M. Laberge reçut sa carte d'invitation comme tous ses collègues. Seulement soit méprise, soit oubli, l'invitation se trouvait rédigée en anglais. Le député de Châteauguay renvoya la carte à l'adjudant de service, assurant ce dernier qu'ignorant la langue anglaise, il serait obligé de faire traduire cette communication en français.

Le patriotisme de M. Laberge n'a rien d'exclusif ; mais lorsqu'on a l'honneur de représenter le comté qui fut. en 1812. le boulevard de l'indépendance du pays, on a le droit d'être chatouilleux et de montrer certaines susceptibilités. Le député de Châteauguay est un de nos habiles médecins, et la santé florissante dont il jouit doit le recommander auprès des malades beaucoup mieux que les diplômes de toutes les facultés réunies.

Son entrée dans la vie politique date des dernières élections générales. 11 soutint, à cette époque, une lutte assez vive contre deux candidats. L'un. M. Taillefer. son adversaire pour la Chambre locale, n'obtint que quelques voix au-dessus du tiers des votes ; l'autre, M. Ramsay, aujourd'hui juge a Beauharnois, dut céder la place à l'Hon. M. Holton, à qui M. Laberge donna son concours et son appui pour le siège des Communes.

M. Laberge tient, par la fermeté de ses convictions et l'influence

dont il joint, une des premières places dans Les rangé de l'opposition.

Inutile de dire que sa franche et Loyale nature son-.' avant tout aux véritables intérêts du pays. La colonisation de nos terres n'a pas d'apôtre plus dévoué. Son séjour au milieu des populations de nos campagnes l'a mis au fait dos besoins de cette classe. Aussi, quand vint la discussion du Gode Municipal, M. Latterge proposa-t-il, un amendement par lequel il demandait à ce que les travaux à faire sur Les chemins fussent payés par les municipalités. Ce fut encore lui qui, pour

rendre compte des plus petits détails, réclama un état des sommes dépensées pour les timbres-postes des papiers et documents.

De haute taille, de formes très amples, le front découvrit. Le sommet de la tète dégarni de cheveux, l'œil profond, le visage plein, M. Laberge a l'air calme et le geste tranquille de tous les hommes sûrs de leur force.

Dr. LABERGE, 100C-— Gapt. TAILLEFER, SESSION 18G7-6S.

Pélilions. — 4.

S. .lu 12 Fév. pour, S, du [') " contre,

bill marchand, amend. Carter.

S. du 19 Fév. pour S. du 22 " pour

Pétitions. — >>

Votes.

Fév. pour, mot. d'aj. de l'H. Chauvpau. 30 Mars pour,

'23 " pour, amend. Joly. 30 " pour,

I Mars contre, amend. Coutlée. 31 " contre,

18 " pour, amend. Joly. 31 " absent,

"27 " pour, amend. de l'H. Cauchon le Avril absent. 27 ■• pour, amend. Lecavalier.

amend. Cai propos. Marchan I.

amend. Bachand.

amend. Marchand, amend. Coutlée.

amend. Joly.

décision de l'Orati u-\

Pelilions. I

Bills. — 20 Décembre.

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