‹ Portraits et dossiers parlementaires du premier Parlement de Québec [microforme]Chapitre 76 sur 104 · M. JOHN POUPORE, DÉPUTÉ DE PONTIAC · texte numérisé non relu

M. JOHN POUPORE, DÉPUTÉ DE PONTIAC

Chacun sait que onze comtés et la ville de Sherbrooke ont été dans l'acte d'Union l’objet d’une sorte de privilège. C'est-à-dire qu'aucun changement affectant leur circonscription électorale ne peut avoir lieu sans le consentement de la majorité des membres de ces cantons. Ce dispositif a-t-il été glissé dans l'acte de la Confédération par la prudence diplomatique de ses auteurs, pour la protection visible d’une minorité, ou pour donner un gage à d’invincibles préjugés? Nous laissons aux lecteurs à décider. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est qu’en dépit de la variété des types, de la condition des individus, des différences physiques, il existe, chose assez bizarre, entre les membres qui représentent ces localités,un certain air de famille,un trait unique,une espèce d'idiosyncrasie. A quel signe les reconnaître ? On peut difficilement le dire. Mais à coup sûr qu’ils parlent ou se taisent, leur langage, leur attitude, leur physionomie enfin, accuse un degré de parenté, comme une souche commune. Le fait défie l’analyse ; on le sent voilà tout.

M. Poupore est l'expression frappante de ce phénomène anthropologique. Né d’un père canadien et d’une mère irlandaise, le député de Pontiac a les traits distinctifs des deux races, mais l’air particulier que nous avons signalé, Il parle l'anglais avec une fluidité qui décèle l’édu-

cation maternelle. Dans son comté, c'est le trait d'union entre les deux races qui vivent là, côte à côte, en parfaite harmonie, Le prénom de M. Poupore résume son rôle : John, bien qu'éminemment anglais, donne Jean dans la traduction française, et est essentiellement canadien. Le député de Pontiac, élu à l'unanimité aux dernières élections, est un vétéran politique dont l'entrée dans l’ancienne Assemblée Légis-

, Décembre 19 Février, Let la répa-

lative date de 1861.

M. Poupore qui occupe le poste de Lt. Colonel dans la milice de ré-

an serve, fait un commerce de bois considérable. Il aurait une fortune ning. depuis longtemps si sa générosité bien connue ne lui faisait préférer hapleau. le sort de ses travailleurs à ses intérêts particuliers. Il n’y a qu’une chapleau. voix dans les chantiers pour louer la libéralité de M. Poupore. “m4 Le député de Pontiac, avec sa tête à demi-chauve, sa grande barbe, di ses traits fortement accru és, pourrait servir de modèle à un statuaire. M. Poupore parle peu en Chambre, il s'occupe dans les comités. C'est un homme pratique et très au courant des besoins du pays. ACCLAMATION—SESSION 1867-68.

ind. Pélilions.—1 leau. VOTES.

KA S. du 12 Février, contre, Bill Marchand S. du 19 Février contre, amend Carter Foly. S. du 18 Février, absent, amend Carter S. du 2? Février contre, propo. Marchand : SESSION.—1869.

TRE Pétilions.—3 VOTES.

5, Février pour, mot. d'ajour Chauveau 27. do contre, amend Lecavalier 23, Février contre, amend Joly 30, do absent, amend Bachand 3, Mars contre, amend Coutlée 30, do absent, amend Marchand 18. do absent, amend Jolv Ji. do absent, amend Coutlée

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