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ierre comme les simples mortels, mais pour voler un peu plus haut: que.les oi:
séaux, dans les nuagés. : En un mot, à
1 40 ans; ilest jeune, très jeune, trop jeune:
Le mot est lanc£: ét je: ne:lé: retracte pas quoique jé'sathe parfaitement ce que Pon va, objecter. ‘Dans notre siécle inondé de réalités, n'est-ce pas un grand mérite de conserver longtemps l’enthou:
| siasme et la poésie du jeune Âge ? Et | n’est ce pas ce qui fait la gloire de notre abbé? Lisez ses œuvres: c’est la fleur, . c’est l'aurore, c’est le prinicinns Voyez cette phrase ; n’est-ce pas joli ? V
- style; n'est-ce pas charmänt? ”.
oyez ce
Je ne contéste pas ces ‘éloges mérités.
Je soutiens aussi: que: cet écriväin est charmant. Maïs, cemme disait DeMäistre, j'entends que ce mot soit une critique. : !
dam ee qu'il soit de: penséés:et : de style, M. l'abbé Casgrain se laissé volontiers appeler le père della littérature cæ
nadienne, et Placidé Lépine; ‘qui proba
blement: écrivait sous sa dictée, la -protlamé porpeusèment: Plusieurs fois,:1l a
fait comprendre lui même-que ce beau
titre lui appartenait. Aussi, luiest ikarri:
vé de parler de notre littérature comme
4 un père de sa fille, et lorsque M. de Gas.
… péluïfit lecture des Anciens Canadiens,
c'est au nom des lettres, canadiennes qu'il hui sauta au cou: et.lui cria : merci ! Quel père n’en eut pas ! fait autant à la vue du riche héritage. qu’un bienfaiteur inattendu apportait à sa fille! .
‘: A'la première page de l'étude critique qu'il a publiée sur.M. Chauveau, M. labbée Casgrain déclare que l'avenir de la littérature canadienne est assuré depuis 1860. Je me suis demandé ‘pourquoi cette date plutôt qu'une: autre.et je me suis aperçu que cette année-là (1860) avait vu paraitre les Légendes...
Certes, ce livre est très joli, et j "excuse volontiers M. l'abbé Casgrain de croire
qu'il a fait époque ét l'histoire litté-
raire de notre pays. L'illusion était fa.
cile. M. l'abbé y faisait preuve d'un beau talent, et, comme de jeunes écrivains pleins’ de promesses firent leur apparition immédiatement après lui, il a pu croire qu'il les avait enfantés à la vie ittéraire et leur avait donné l'essor. :
Je crois, néanmoins, que c'est pure dt sion de sa part, et que la littérature canadienne est née avant les Légendes. Maïs si lon prétendait simplement que sa fantaisie paternelle doit lui être pardonnée à cause de son amour des lettres canadienses, je le concéderais volontiers. Car je
Le
qu'il | Quel ue du latton -
itique [. l’abde la depuis Irquoi Je me ) avait
PRE UT re More ÉPENTE ÿ D CREER Se
cm 18".
le crois véritablement ami de notre littérature, et s’il recherche un peu la scène et le bruit, 1l faut penser que c’est ue térêt que elle et pour favoriser ses dé:
buts dans le monde littéraire, comme'uxn bère s'impose des.frais de représentation pour l’avenir de sa fille.‘ * °°
Aussi, accueille-t-il avec sympathie tou.
tes les œuvres qui voient le jour, et son bonheur est centuplé lorsqu'il peut se rendre le témoignage qw’il y a contribué.
Son désir de tous les jours ce serait d’ez-
« ercer une espèce de magistraturesur tous
: les écrivains canadiéns et de mettre un peu la maïn à tout ce qu’ils publient.
Ge désir est en parti réalisé, mais jé ne
: … crois pas qu’il y ait lieu de l’en féliciter ;
car il y a là pour lui un danger réel, un
4 écueil qui s'appelle le pédantisme litté-
raire, et je crains qu’il n'ait pas toujours su léviter. Il à formé avec quelques disciples une société d’admiration mu.
tuelle-perpétuelle, et ce sont pour lui & mauvais amis littéraires. Ils ont leurs soirées où ils se lisent leurs œuvres, comme On faisait au seizième siècle,en France.
C'est Ronsard et ses amis:se croyant mo:
: destement les créateurs de la Hitérature
canadienne. Ils s’applaudissent, ils se félicitent, ils s’admirent, ils s'encoura.
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