ARR INTER
homme, il sera ‘vaincu “ ét il faudra bien l'excuser ! ’ce” sera un cas de forcé majeure!
Mais, Muirnettss ue fhtlos-Os de la morale ? Sera-t-elle donc uniquement pour ceux qui ne rencontreront aucune tentation sur ‘leur chemin ?
Plus loin, la description de la belle Mme Péañ recommence :
“ Elle est à demie couchée sur un canapé dans un merveilleux boudoir, plus ou moins couverte d'un peignoir à dentelle,
“Ses longs cheveux noirs ruisselaient dans ‘un superbe désordre sur ses épaules, dont la blancheur rosée resplendissait sous l’é/égante échancrure du peignoir........Son pied droit, chaussé d'une charmante müle de satin aurore, s'appuyait sur le dos d’un petit chien à poil blanc et frisé qui dormait sur un -Carreau de velours; tandisque la jambe gauche, gracieusement repliée sur elle-même, Taissait deviner ses admirables contours sous la légère étoffe de la robe diaphane.”
M,,Marmette dira peut-être :
Mais c'est dela. couleur locale ; je ne:puis pas peindre une prostituée comme je peindrais une honnête femme.
Pas de ces excuses, s’il vous plait.
Primo, rien, ne vous oblige à nous peindre des prostituées. Secundo, si vous ne pouvez vous en dispenser— ce que je n'admets pas—-faites-le de manière à nous les faire détester, et non pas à les rendre aimables, Vos lecteurs les connaîtront toujours trop, sans vos peintures, et vous pouvez passer sous silence les bras, les épaules, les jambes et les échancrures.
Vous employez, d’ailleurs, presque le même langage dans le portrait de Berthe de Rochebrune.
“ Sa taille svelte- ondoyait sans contrainte à chacun de.ses pas ; car l’absence de paniers alors en grande vogue, donnait toute leur souplesse à ses mouvements, et faisait ressortir la parfaite harmonie du buste et des.
hanches, dont une.longue robe à taille faisait deviner toute la perfection. ”
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te 4 =
Voilà encore! dés détails dont on pouvait se passer, et le lecteur aurait pu admirer: Berthe de Rochébrune sans avoir deviné la perfection de ses hanches.
On me dira :
. Mais, après tout, il n'y a rien d'obscène dans ces peintures.
Je réponds que l'obscénité est peutêtre moins dangereuse que cette impudeur à demi voilée. Il n’est pas bon de faire deviner au lecteur ce qu'il est mauvais de lui dire. Son imagination ne peut que se souiller à ce travail.
Encore une citation d'un réalisme révoltant.
Voici les paroles qué M. Marmette met dans la bouche de denx dames au bal de l’Intendant : °° °°
+ La Péan doit aimer béaucoup l'or pour rester attachéé à ce "pu nos; 1401 SO
: Oui ! ma chère; et je pensais
précisément que l'odeur désagréable
exhalée par le cher homme, malgré tous les parfums qu’il emploie pour
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la combattre, est Peut-être cause de la largeur démesurée des panier + sa Maltresse, qui sait. ainsi tenir en SOCIÈLE du moins, l'amant à une res:
pectueuse distance. |
es citations suffisent pour démontrer que M. Marmette n'a Pas été ir.
réprochable dans plusieurs détails,
ouvrage est-il, dn moins, parfai.
tement moral dans l'ers-mble et digne d’être imité ?
8 Suis bien faché de répondre è non,
dant Bigot est Supérieur à François de Bienville Mais. il lui
C'est un roman moderne. dans toute .
toute l'acceptation du mot. bien ima:
giné, bien agencé, rempli d'idtrigues Compas
= 46 de
Le sujet ‘lti:mêmie est scabrets" ét réveille ‘les mauvais ‘instincts ‘du
cœur: :M'Märmétte #1 toujours tenu au premier plan Bigot et sa maitresse, et les honnêtes gens sont au second plan. Raoul et Berthe n’occupent pas assez de place dans le tableau, et les turpitudes de Sournois auraient pu être dévoilées en moins de pages.
Berthe—qui doit être un ange de candeur et d’innocence-—est victime de trop d'aventures qui blessent.la pud@ur. Deux enlèvements, C’est trop; je dirai nême, à pêine dé passer pour rigoriste, que, c'est deux de trop. La course én croupe sur. le chèval de Raoul n'ést pas, non pit — quoiqu'il n’en fésulté qu'un ai set — un»exercice à road Sux jeunes filles: *°
Rec contre; oquie + dk ne ad re pre nue Honnét
trap ainrable ‘dans’ touts 1e HUE à qui était"! a *'n'dVait "pas besoin: de tant:chèr pr” 6 ré Fe.
séduit DT Ni
En somme, je ne recommande pas le livre aux jeunes fies;:iet je le recommande aux. |bères.-de. famille.
Qui en. Be soin.et ne le lais-
pas dans. toutes les mains !..,,;..
ne point de: vue de J'art/je conseilie à M. Marmette de, se défier des romanciers modernes. Ils le font glisser dans le machinisme. littéraire.
Qu'il y prenne garde et qu’il n'’aille pas se pendre à toutes les ficelles connues du romantisme contemporain.
IF JEAn PIQUE RTE"
Post-Scr iplum. — Un. monsieur, Tanœuay, que je ne connais pas, mais.qui est sans doute con a fait un drame de l'Intendant Hiqué. Plusieurs journaux, et surtout Evènement, :quk est.
l'organe des. théâtres, ‘ont, fait, de grands éloges de cet essai..dramatique, et la pièce a été jouée plusieurs fois. ‘! Je. suis pourtant habitué aux réclames et, cependant, ; j'y ai été pris.
J'ai réellement cru que, pour cette fois—une fois n’est pas coutume—les journaux ne mentaient pas, et je suis ais entendre la pièce.
= hs
-Jé ne diraipas qe elle id este: | noû; au contraîré, éllein’a fort amusé...
mais au dépens de lauteur et des acteurs. C’est nn drame ‘mal construit, ridicule en plusieurs endroits et plein de lacunes (je demande pardon du mot plein qui s "accorde mal avec lacunes).
En justice pour l’auteur, je dois ajouter que les acteurs ont beaucoup nui au succès de la pièce. Tous les rôles—excepté celui de l’intendant Bigot —ont été mal rendus. Ce qui n’ä pas empêché les journaux du lendemain d’acclamer les acteurs et l'auteur, et d'affirmer que le succès était immense et que la salle de musique avait failli crouler sous les ap.
res entre Oh ! les gazettes ! !
pme ! |