LAN
HIER
F L'Union était un état
transiloire. Sa mission
historique était de préparer, Ja Voié à a confédération ; il y a dix ans, qu’ellé, aurail du disparaitre pour faire place à. l'édifice politique dont elle. avait jété les bases. . La confédération, loin d’être venue trop tôt, vient peut-être trop tard... n'y avail pour le Bas-Canad@ qu'une seule.conduile à suivre, l'accepter en principe. S'il ji eut tout d’abord repoussé, il eut commis une de ces. fautes politiques qu'il est difficile de réparer... L'union avail fait son temps, l'independance esl ‘un chimere, l'isolement est impossible ; il fallait choisir éntre ces deux termes : la confédération où l'annexion... I y aura gens les .Canadiens-Français {rois grands éléments de puis-
.La Confdëpation.
AUJOURD'HUI
. Notre situation est da.
célles qu'on n'ose à peine analyser, tant elle ne présente de tous côtés, qu'’uspect désolé.
que surface stérile. Il faut pourtant dire enfin tout haut ce que tous disent tout bas ; écarter le voile qui couvre des maux qui vont toujours grandissant, el àu xquels il n'y à qu'un seul remède, que. personne n'a le Courage d'indiquer, quoique Chacun soupire après le moment ou il sera hardiment appliquée et où il produira guérison complète... La Corfédération n'a rien apporté au pays qu'il n'eut déjà, et lui fait payer des serblants d'avantages et des s1mulacres de force aussi chers que s'ils étaient dès biens réels, des gages assurés de grandeur., Les Provinces ont uni ensemble Zeurs
sance dans la confédéralion... LA cause du Bas-Canada. a donc pour elle toules les chances favorables. Les alliances ne sauraient lui manquer .. De toutes les provinces, c’est le Bas-Canada qui est le mieux placé pour proliter, des avantages de la lutte et ‘en, sortir triomphant...….… Nous entendons .chaque jour des. esprils aigris par les insuccès, politiques décrire les ennuis dont
nous menace la confé-
dération. Ts laissent de: côté avec soin les avanlages .incontesldbles qu'elleénous promet.
etc., etc. ; Un'y «à plus moyen de soulenir que c'est par amour de la nalionalilé que l’on a repoussé la Confédéralron, et qu’on la combat encore ; Car, enfin la nalionalilé. serait, pour, le moins, aussi exposée sous le régime américain.,....…etc,, @tc,, etc.
faiblesses, mis en com- "mun leurs misères !
Ce grand changement politique n'a pas produit le plus léger remous. Faul-il s'en élonner ? faut-il s'étonner de ce que l'union eonraclée dvet de pelits péuples aussi nécessiteux.que nous, soi resà fruit, AR que le contact de quarantée millions FE.
tants en pleine activité nous eut transformés ?
La tentative de fonder une Confédération anglo-canädiénne à côté dès Etats-Unis, est donc visiblement, condamnée à l’insuccès…...….La Confédéralion, hälivement %chevée, condamnée à une lâche au-dessus de ses forces, ployant sous une delle. énorme, ne pouvan nous assurer ni la prospérilé à l'intérieur, ni la sécurité à l'extsrieur disparattra falalement 4 la scène, le lendemain du jour où, réalisant le programme qu'on lui a assigné,
Achat du HIER,
cé
4U :Sujet ,du territoire du ord-Ouest des ep.
piicalions claires, con-
| nantes, décisives: IL" NOES ‘semble qi’; N'y d'une facon p Celle acquisition qui ne Paraït avoir été faite -AU6 pour nous. procu:
rer le Spectacle, d'une guerre, Civile dans un Com dela “Puissance TON etc., etC;elc. :
10 L'argent consacré à achat du Nord-Ouest
a tten à rép
Le | rés. lg 0 lus
fleur aux né
LLLZIT:
c4.0n, Irouvera «dans le discours de Sir Gear" 9e’ Sur dés . négociations
elle S'étendra de l'A
tlantique au Pacifique.
tetes sv AVEC l'annexion ce serait lout 1e con-
périté générale, de Ja Ortune Publique, nous 16 nous apercevrions VaS vraiment de ce qu'il nous faudrait verser dans Je trésor pu-
me el T@isonnée, un éxa-
men CONSCienéièur, ebtni
ACquisilion, du. dordg- Ues{ ni l'annexion de
ce db
ver des condiiions aussi est de l’argent placé à
avantageuses que celles fond perdus...
obtenues... : Aussitôt que le dra- A l'adresse dés libé- peau fédéral flottera de
raux :-‘ On repousse l'Atlantique au Pacifi-
l'acquisition du terri- que, le drapeau Anglais
toire du Nord-Ouest, repassera les mers...
parce que cela com- ete. etc., etc.
plète et consoiide l’U-
nion Canadienne dont
on souhaite la chute,
et que cela nuit à l’ex-
tension des Etats-Unis
:e n’est pas au point
de vue canadien que
l’on se place, mais eu
point de vue améri-
ricain.…..…
C'est ainsi que M. Fabre a jugé toutes les questions. Pour être plus sûr de ne pas errer, il a toujours écrit le pour et le contre. À vous de choisir, Messieurs.
Je pourrais faire repasser devant vos yeux, lecteurs, ses dires sur un grand nombre de questions, telles que l'annexion de la Colombie, le chemin de fer du Pacifique, le Traité de Washington, l’émigration, le tarif, la colonisation etc. etc, ete. Mais à quoi bon ? Vous vous trouveriez
ein) AE er
toujours dans le même embarras en-
tre ses opinions d'hier et celle d’aujourd’huiï, et ça deviendrait ennuyeux.
Des questions politiques passons aux hommes et voyons sises jugements sur les. personnes valent
mieux :
HIEK.
‘ Le chef du cabinet, M.Chauveau, est un ancien ministre retiré des luttes depuis dix ans, estimé de tous les partis et plus propre qu'aucun autre à mener à bonne fin une œuvre de rapprochement et de conciliation... Il n’a point d’ennemis et il n’est l'ennemi de personne..; Oraleur et écrivain, il jettera de l'éclat sur” notre gouvernewent provincial et Jui imprimérs ; un cachet français. Les journaux modérés de l’opposition ont rendu hommagé,avéc une bonne gräce dont il faut les féléciter, au talent du pre-
M. Chauveau.
AUJOUD'HUI.
Sans vues politiques, sans indépendance personnelle, bornant son habileté à l'intrigue et sa force à la ruse, mettant son ambition dans le succès des manœuvres qui protégent son établissement particulier ; nt homme d'élal, ni administrateur, nt oraleur parlementaire, ni même homme d'affaires, le premier-ministre est incapable de combiner el de mener à bonne fin une entreprise politique sérieuse, voire même de trancher à moins d’un an d’hésitations, là plus simple question pratique...
“ Sa politique est de
mier ministre en même temps qu'à l'énergie
doublée de modération:
dont il a fait preuve dans les luttes du passé et qu’il saura déployer plus que jamais à Ja tête des affaires... Par son caraclère comme par son alent, Monsieur Chauveau esl le représentant le plus convaincu el le plus briliant du sentiment canadienfrançais... .PL'éloquent homme d’élal réalisera, nous en sommes COn-
vaincu, toutes les espé-
rances que sa haute renomirée ds patriotisme et de talent a fait concevoir.’” }
louvoyer pour échguer.
s‘:Que: FPon ne pense pas que, nous ‘exage-
‘rions.f faible mais in-
wigant ;aÿant P ermesensible-mais aussi l'esprit fertile en ressources, M. Chauvaæau est plus aisé à renverser qu'a déjouer...
Il a jugé tous les chefs conservateurs de la même manière que M Chauveau. Tantôt il les a élevés aux nues (quand ça payait), et tantôt (quand ça ne payait pius) illes a traités comme des nullités.
Mais, dira-t-on peut-être, il n’a pas agi de même à l'égard des chefs libéraux. Voyez croyez ?
Voici ce qu'il a écrit de M. Blake.
es AIER.
es 6. Blake n’est pas d ces adversaires incommodes qui vous harcellent sans cesse et dont on se débarrasse à tout prix. C’est au contraire un ennemi que l’on conserve avec soin. Comment le remplacerait-on ? Où trouver un tacticien si maladroit qu’il passe son temps à préparer à son parti d’humiliantes défaites, ét au gouvernement de faciles triomphés ? Battu, il mérite rouen de l’être. C’est rare ””.. idee etc., etc., etc.
/ UJOURD'HUT,
“ M. Blake est arrivé, en si peu d'années, à la
. haute position qu'il oc-
cupe maintenant par la seulé force de son caractère et dé son talent.
Il à conquis de suite sur son parti ne autorité morale rarement obtenue à ce degré, même pat les hommes les plus habiles, et dans le monde poli que un prestige qui a promptement dépassé.
celui de ses rivaux plus anciens que lui dans l'arène. M est arrivé de suite au premier rang... etc., etc., etc.
À présent, on aimera peut-être, à savoir si M. Fabre ne voit double qu'à l'égard des hommes politiques, et s’il juge mieux ses confrères, journalistes et écrivains.
Ouvrons encore l'Evénement :
ep
MM. Provañcher ét Carle Tom. :
HIER
‘ Entre la littérature et les finances M. Provencher.n'a point encore fait un choix. La
conséquence de l’indé-.
cision de sa vocation
est que son style, a le teint pâle et que ses
phrases n'ont point, en
vie de vivre. Son esprit
manque la plaisanterie
et sa verve fume.
‘“ I] ne parait pas,
avoir des convictions yincibles .......,°?
« Carle Tom, rédacteur de Ja Minerve était essentiellement un écrivain sage, un secrétaire fidèle. -I1 ne faisait pas de bruit dans le monde ; on ignorait son nom parmi les politiques. Jamais on ne lui attribua un bon ar-
ticle ; quand par hasard
il en écrivait un, on le citait comme d'un autre. Du commencemerit de ses articles on n’en appercevait pas la fin :
elle se perdait dans les espaces où ne pénètre jamais un lecteur... etc.
AUJOURD'HUI
‘“ Je porte au carace tère de Provencher unviye sympathie, à,son talent, original, solide et fin, ung sérieuse .estime.
“ Quant à à Carle Tom, je tiendrai à honneur d’alterner avec lui comme chroniqueur. De.
tous ses lecteurs, je suis peut-être æeelui qu'il amuse davantage.
Personne ne rend plus que moi justice à sa verve plaisante, à son
-6harmant esprit.”
? , , : Troie | sn .