‹ Portraits et pastels littéraires [microforme]Chapitre 3 sur 26 · NP · texte numérisé non relu

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| dont se couvrent quelque fois des écri-. | | vains très-bièn doués d'ailleurs Nous | ) | ferons la part du talent avec toute l’im- | partialité qui doit distinguér la vraie cri: tique, mais-nous n’oublierons pas qué l'écrivain a besoin qu’on lui indique s8s L | défauts, plutôt qué ses qualités, qu'il réus- | M sit toujours à découvrir. lui-mèmeé, R (| ; Nous causerons et nous énseignerôns, A | | L'enseignement seul deviendrait énnuy-. FA | eux, si l’on n’y mélart un grain dé causerie. Aux tâleni. qui méritent des éloges et des piqüres, nous distribuerons des à | | deux dans une mesure aussi équitable L que possible, Pas de fausse se | | g* | de sous-enténdus : nous appéllerons les : choses par leurs noms. Le vinaigre et l6 miel viendront l’un après l’autre, jamais mêlés. C’est dire que mous n’appartenons \ pas à l'Opinion Publique, où ees deux bréu- f

M | vages vont toujours ensemble. | .+ |

hs Un pseudonyme, M.:Placide Lépine, 4 "@ s'estaussi essavé dans la ‘critique Htté- ® rare Maisil n'avait pas même l'idée de à ) la chose et ses silhowéltes ne sont pas : . plus dé la critique que-M: Fabre n’est un: te : homme d'état, où M. Dessaullés un théo- ‘b logien. Cependant, il némanquait pas d'un

certain chic ét il aurait réussi à amuser urlqués lecteurs que nous n’en serions

Nb

pas surpris. Mais un farçeur, même spi.

rituel, n'est pas un bon critique, et, comme nous en aurons bientôt des preuves, il rend quelquefois ridicules ceux qu’il voudrait combler d’éloges.

C'est l’idée de-bien des gens que plusieurs des heureux sulhovettés ne.sont autres que les silhouetteurs eux-mêmes.

Nous le croyons pour. notre part, et c’est pourquoi. nous donnerons à leur œuvre eonjointe plus d'attention qu'elle n’'ec mérite réellement. Nous tenons à démontrer au comité des si/houetteurs-silhowettes qu'il y a souvent du danger à parler de soi-même, et que l'encensement réciproque ne réussit pas toujours, Qui oroit faire une apothéose, lance quelquefois un paré... : . tnt hat

Depuis que j'ai annoncé mes Portraies et Asie natal des lettres sans nombre ei sans bornes. Députés, journalistes, poètes, orateurs demandent à grands cris des portraits de plein pied, et ils m'a. dressent leurs auto in be re revues, corrigées et annotées. Un conseiller municipal et un marguiller réclament la même faveur et affirment qu'ils se sont faits eux-mêmes et qu'ils sont parvenus sans intrigues à la haute position qu'ils

ot s occupent. Un député national (je crois que c'est celui de Charlevoix) m'écrit :

je confesse volontiers que je né suis pas un Adonis; mais quand je m'anime à parler, je ne suis point laid, et ma voix n’est pas du tout désagréable.

Messieurs, je reconnäis vos mérites et je suis bien fâché que tant de gens les ignorent. Mais je vous avertis que je ne pourrai pas vOUS satisfaire tous.

de ne veux pas faire comme.ce flagorneur de Placide Lépine, qui promettait leurs silhouettes à cinquante personnes, sans -excepter Buies, et qui ne voulait rue se silhouetter lui même. Non, . non,

pe rer Jam s’il vous plaît, messieurs .

tlérateurs. Vous n'êtes. pas si

nombreux, nisi illustres que vouscroyes.

Vous n'êtes pas trente, ni vingt, ni dix ; et.qui veut un portrait n'est peut être pas digne d'un simple pastel: La vérité avant tout ; nuda veritas, disait Lépine qui a tant menti à sou épigraphe, et que je ne veux D'ailleurs, je vous peins gratis ; vous waves: pas lé droit d'être exigeant, Si vous voulez absoluñent un portrait fat.

@, allez à l'Evénement et cmportez une bonne bourse ; moyennant finances, vous ferez faire là tout ce que vous voudrez.

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