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M. Y'abhé Casgrain est poète. Maïs: il l'est: plus en prose qu’en vers etles Miettes sont le moins poétique de ses ouvrages.
La versification ‘le gène et tue chez lui he popsie, qui dans sa prose, coulerà pleins
rds
Les “Micites sont un petit reçueil de vers dont il a fait .ne édition soit-disant intime. Le Manoir et le Portrait de mon père en sont les meilleures pièces. En voici quelques strophes réellem ent belles :
Vieux manoir où véeut tant d' heureux jours mon
: :. Séjour béni, ::
Où je retrouve.encore et ma, sœur et mA mure, : Couple chéri; : ) Redis-moi du passé la. douce. souvenam ee :
L'éclat vermeil De l'aurore où brilla de ma première enfanse : . Le beau soleil. , cnsvadses tossévese once oéos qoomosoée so esocdse vous D, I] est à, dans son câdre, au vieux mûr ‘suspendu, Le front qui et pensif, l'air calme maisaustère, Le regard plein de feu dans l’espace perdu :
Toujours je l'ai vu là ce portrait de mon père
Quand l’ombre de la nuit descend sur le manoir Que tout devient obscur au salon solitaire, Un rayon toujours brille et parait se mouvoir | C'est l'œil étincelant du portrait de mon père.
Les Mieties ne contiennent pas assez de
ces beaux vers. Après lePortrait de mon ‘père, vient une espèce d’épitre-‘ À ma sœur ” qui me parait faible et prétentientse. : Elle n’est pas dans le style propre de : l'épitre.. Elle mânque dé goût et d’une . certaine délicatesse de sentiment qui aurait dû voiler davantage cette peinture -un peu ..:.. beaucoup intime ; je souligne
PJ
quelques mots.
f Quand je te vois, ma sœur, rêveuse à ta fenêtre * Laissant flotter au gré de la brise du soir . : Fes blonds cheveux épars sur ton corsage noif BSonger à l'avenir, cet étrange peut-être | ‘ Qui chaque heure du jour se dresse devant toi, . Tantôt plein d'allégressé et tantôt plein d’efroi Je cherche alors'à lié au fond de ta pensée Quelle empreinte l'espoir ou la crainte a laissée. Saras-tu grande dame, en un salon doré, D'allégresse et de fleurs le front toujours paré ; Assise à des banquels au milieu de convives Etincelant de soie et de perles massives ; - Ou, joyeuse, entrainée au bras d'un cavalier, ‘Aux épaulelles d'or, aut ons d'acier, “Tournoyant dans le bal, plus belle que la rose Sous les tièdes rayons du printemps fraiche éclose? Puis, lasse, retirée au fond de lon boudoir, | Après avoir joui de tes succès du soir, . , Dormant sur des divans ou de pourpre ou de soie Etn'’ouvrant tes rideaux qu'aux rayons de la joie ? Vis-tu briller l'éclat de la fleur d'oranger | Que pose sûr ton front quelque jeune étranger, (1) ; Je constate avec plaisir que le mot jeune a . «iBstitué au mot noble, qui se trouvait dans la pee, ldrs de sa première publication.
t demon . 6 A ma étentiettropre de et d'une t qui aupeinture souligne
, ta fenêtre oi. .
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vant toi, in d’effroi ensée
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ou de soie de la joie ?
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anger, (1)
jot jeune a ait dans la
Dont la voix sympathique, 4 fond de ta penséo Fait reésonner lout bas le nom de fiancée :
Et marchent aux rayons de la luns de miel,
Le cœur tout palpitant te conduit à l'autel LE
Le Canotier, sauf Uslaie vers ést em preint de naturel et der hu ien ic périeur au Coureur : des Bois dont ques 8 Qu Latrains. rappelfent la manière de.
ne arsais. % 7 ÿ
uelques autres péésies,. contenans e belles descriptions rer cn de
en prose, d’une visite au Cayla complè- | |
tent le tit volume des Mieites, qui, en.