‹ Portraits et pastels littéraires [microforme]Chapitre 6 sur 26 · ET. FU · texte numérisé non relu

ET. FU

Mais, en vérité, trois ou quatre pages consacrées à l'analyse d'un chant, ou d'une incantation, qui, en définitive, n’estni un chant, ni une incantation, ni autre chosé, * cela me:semble un abus.” : | : Un défaut capital des Légendes, c'est La -pompe du style. L'auteur a cru qu'il faisait.un ce épique, ét 1l a pris pour modèle le style-du Paradis Perdu: ou des Martyrs. C'est un non-sens et:un: manque de goût absolu. Une nouvellecitation démontrera la vérité de cette critique: ion 4 Madame Houel deëcend le fleuve en ‘anôt, la nuit, etelle interroge l'un des Canotiers, un. sauvagé, sur le compte de Ja dongleuse.', Voici ce que j'appelerai le prélude de la réponse du sauvage:

Le Mirage du Lac qui dort sur les ‘ genoux-ûe.la Fleur des Neiges est plus ‘ beau que:le nénuphar blanc des gran- ‘‘ des eaux.

“ Le lac où se mitent la folle avoine ‘et lesroseaux du rivage est moins lim ‘ de qu e:ses yeux et son: tegaré est "2 ‘{ brillant que l'étoile du soir.

‘ Ses lèvres sont deux grappes de frai- «ses mûres et ses dents sont des flocons ‘ de jen 1 :4f Les lianes, au intemps; sont moins ‘ flexibles que sa chevelure

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‘ Aussi, quand la Fléur-des-Neiges con ‘temple le jeune Visage Pâle, le sou- ‘rire est-il sur ses lëvres etses yeux sontils pleins de larmes dé tendresse. *:

“ La Fleur-des Neiges serait ell& donc ‘aujourdhui lasse de la vie dé son ‘enfant ? : R VA

#Ne’saitelle pas que pour évoquer ‘ celle qué la jeune oreille du Mirage du - Lac a entendue et que ses yeux ont 4€ vuë, il suffit de prononcer son non ? ”

Est-ce ainsi que parle la nature ? Cer- 4ainement non. Vainément dira:-t-on que lés sauvages parlaient un langage figuré :

‘ils y mettaient de la mesure, de là pro-

‘pos ‘ét beaucoup moins de recherche.

48 phrases sônt très jolies d’ailleurs, et #ralent peut-être tolérables dans ‘un poëme épique. Mais le style ' dé la légende doit être simple sans trivialité, élégant sans enflure. ve org een qu'elles soient, les bouffissurés sont toujours retid pas l’'enflure élégante. *:

M: Casgrain se répète volontiers. ‘Il a ‘des mots qu’il affectionne : le turbati des Laurentides, le turbañ des créneaux de ‘Québec, etc., etc. : Dans la Jongleuse, il dira que son héros avait des musolés d’üne ‘[oree pet commune et des bras d’une lon-

“ea défaut et la richesse dû coloris ne

queur démesurée, el que son habileié extraordinaire à conduire un eanot lui avait fait donner le surnom de Canotier. Et, plus loin, dans la même légende, il répétera sans paraître s’en‘apercevoir : que la nalure avait doué son héros d'une forove musculaire exceptionnelle et avait développé ses deux longs bras d’une manière démesurée, et que son habileté à’ conduire un pe dui avait valu le surnom de canotier.

Je Mais

j'avais le goût excessif de leur auteur pour la métaphore, je résumerais mon Dee ps sur les Légendes en les appeant des dentelles de sons et des spirales de mots sonores. gi

té extralui avait

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