‹ Portraits et silhouettes au XIXe siècleChapitre 6 sur 51 · Traduit avec l'aide de Henri Blaze · texte numérisé non relu

Traduit avec l'aide de Henri Blaze

2. Musique de Niedermeyer. Cette pièce eut une ?ogue énorme en 1857.

que médiocrement. La faute en est au virtuose, qui manqua de souffle h ne put soutenir l'œuvre. Il faut, pour écrire une partition, connaître l'harmonie, le contrepoint, l'art de conduire les morceaux, de distribuer les idées, de combiner les instruments et de les marier avec la voix des chanteurs. Or M. de Beauplan, simple compositeur de romances, ne savait rien de tout cela.

Les paroles de deux grandes symphonies dramatiques, — Bornéo et Juliette1 et la Rédemption 2, sont aussi l'œuvre d'Emile Deschamps. On exécuta la Rédemption à la salle Yentadour, le 14 avril 1850. L'auditoire était nombreux, et le succès fut éclatant, bien que cette espèce de mystère se trouvât en dehors de nos usages lyriques, comme sujet, comme plan, comme exécution. Chez nous, l\ moins que les pompes réunies de la mise en scène, ballets, costumes et décors, ne viennent stimuler nos dilettanti frivoles, il est rare qu'ils puissent écouter de la musique pendant quatre heures consécutives. Il faut alors que la poésie vienne en aide au musicien par un charme tout particulier.

Vers 1839, Emile Deschamps publia un second volume de vers intitulé Révélations.

A la même époque, son âme généreuse et sensible répondit à Tappel de la charité chrétienne. Sous ce titre Poésies des Crèches, il écrivit une vingtaine de morceaux admirables, exclusivement destinés aux réunions solennelles de cette institution de bienfaisance. Nous n'avons pas sous nos yeux la brochure qui les contient ; mais nous pouvons en citer un passage, sténographié devant nous, en 1848, au milieu d'une séance des Crèches.

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