ASPECTS D ILE DE FRANCE
Tours :
— Du haut de U tour Dennecourt on aper les bois comme un Ocean de feuilles, Fonts:
bleau, ses futaies et son palais du temps des r<
— De la tour de la Madeleine, a Chevreuse, voit l*Yvette glisser comme un ruban d'argt dans les ajoncs, sous les roseaux ;
— Mais de la tour de Monthttry, c'est 1*0 qu'on aperooit, le Hurepoix tout entier, de C beil a Lonjumeau, les maisons du village com les pieces d'un damier et les Carre's de culture a leurs lignes egales.
Etangs :
A Cernay, les etangs sunt parts de romari ils sont couverts de nyraphees a Commelle, de nuphars a Saint - Cucufa, ils sont bordes de seaux a Saclay. A Ville-d'Avray on a, dev l'£tang, grave sur une dalle le masque du vti Corot. Le soir, a l'heure exquise, quand brume baigne tout le bois et se leve sur les ea les nymphes de ses tableaux viennent i pas cad 02s pour le baiser aux levres; les unes agitent pampres et les autres des guirlandes ; et la derni est belle comme un songe de Vtrgile ou un r.
de Poussin!
Moulins :
Du haut des moulins Trouillet, k Sannois, du moulin d'Orgemont au dessus de i'6tang d'Enghien, s'6tend une longue et admirable vue, sur la Seine sinueuse, sur les vastes m6andres et sur le lent courant qui, de Saint-Denis k Saint-Germain et, de Ik, k la Frette, passe sous les vieux ponts de pierre massifs, au long des lilas ;
— Du moulin de Longchamp s'aper^oit la mer de verdure du bois ; les fataies de Tile de Puteaux; les toits de Madrid et de Bagatelle dominent au dessus de la belle £tendue de la prairie, du courant partag£ du fleuve...
— Mais la maison du meunier, k Trianon est toute hant£e encore des furtifs souvenirs du gracieux pass6, de la vision de la Reine apparue, mettant ses belles mains k la pike...
Clochers :
Le clocher de la cath6drale, k Senlis, domine le Valois de sa fl&che aigue; k scs pieds s'fitend une place tranquille oil l'herbe, k peine foul6e, pousse et disjoint les pierres anciennes. Cest un trds vieux clocher du temps des priires...
A Saint-Maclou de Pontoise, la tour du clocher
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est perc6e de fen&tres ogi vales; alentour quatre clochetons se pressent en un groupe charmant ;
L'Sglise de Triel, prfes de Poissy, est dominie dun clocher des vieux ages ; un petit mail, plant£ d'ormes, en pr6c6de le porche d6licieux ;une rue du village a 6t6 creus£e sous la crypte et la traverse ;
La petite 6glise de Vauhallan, non loin de Saclay, offre Paspect d'une chaumtere dans les arbres ; un cercle de vieux ormes Tentoure d'une couronne de verdure et son petit clocher fin pique Tazur d'unepointe...
A Saint-Louis de Poissy, la flSche 16gSre s'6lance au-dessus de la tour carrte qu'elle domine ;
Mais a la tour du midi, a Saint-Denis, s'arrfitent, parmi la fum£e des fabriques et des usines toujours actives, les hirondelles fatigu6es d'un long vol. A son ombre, sous la lumiSre tamiste des vitraux, les tombeaux dorment. Oh ! tirer de cette nuit froide et silencieuse les quatre exquises formes de femmes que Germain Pilon a plac£es aupr&s du tombeau d'Henri II et, comme des hymnes de joie paienne, les dresser sur les pelouses, dans le beau bois des nymphes !
Animaux :
J'ai vu, a Boullay-les-Troux, un renard admi-
rable glisser dans les lianes ; il marchait, se baissait et rampait au soleil, sur le fond d'arbres, et, tel une barre d'or, rayait le paysage.
Les lizards, sur les chemins de Cernay, sont d'6meraude 6clatante;
Aux garennes de Choisel et de la cour Senlisse, les petits lapins s'assemblent, au crtpuscule, pr£s de la mare discrete, et, d'un geste coquet, souple et d£licat, lustrent leur fin museau et leurs oreilles charmantes. Le moindre bruit les fait disparaitre ;
Dans les bois de Chantilly, il y a des daims et des cerfs que poursuivent dans les fourrfc le bruit des cors maudits et les abois des meutes ;
Les biches et leurs faons, au bois de Boulogne, de leurs tongues pattes, souples courant dans les founds.
J'ai vu dans le Sausseron, k Verville, une belle couleuvre nager; les anneaux de son corps, en se repliant, faisaient briller Teau d'un 6clat argentin ; sa petite t&te triangulaire pergait le courant comme la pointe d'une flfeche...
Fleurs et Fruits :
— Aux signets de mon Rousseau, j'ai mis une pervenche £ Ermenonville et, k Montmorency, une feuille de cerisier aigre ;