l'n coq chercnant sa nourriture trouva une perle
VlCTOIl HUGO. 19
La seconde partie, Escày me semble supérieure à (a première. Ici Timagination du poète se déploie dms tout son ardeï)! éclat. Et querie entente du théâtre! quelle science des eiïets et des situations !qnel art inné et consommé de la mise en scène ! Ce double drame au fond n'est pas un drame véritable; c'est une esquisse, une bluette, fleur éclose, uh matin, aux rayons capricieux de sa verve, oui, mais quelle finesse et queHe sûreté de main dans rarrangeraeut de Cette légère intrigue! quel feu roulant de saillies et de réparties! Comme* ces dialogues courent naturellement et vivement! El quelle source bouillonnan!e d'invention comique! Quel beau et franc rire gaulois! Toute la scène première de celte seconde paitie est un pur chefd'œuvre. Nous sommes au milieu des champs et des bois. Un carrosse passe devant une chaumière.
GALLUS, »a penchant à la portière, Oli ! la charmante filic !
M SON, se penchant à la fenêtre,
OliL la belle voiburel
Et voilà en présence et d»^jà en action les deux h;iro5 du petit drame. Lison est usie pauvre fille de l.i caibpagne; elle a grandi dans rindigeucc; elle sait lire cependant, et olle a la. assez pour avoir en tête son ijji!. Elle doit époas3r Ilaroa, le gros fermier; mais
m PORTRAITS LITTÉRAIRES.
sa délicalcsse ne [eut se faire à la grossièreté Je ce rusire. La, scène où Ilarou^qui va chercher sa c future » pour la mener à Téglise, arrive avec sa charrette juste au moment où vient de passer Gallusdans son éblouis* sant équipage, le contraste entre ce sot paysan aux mains noires et le prince que Lison a entrevu dans les contes de féei, tout cela est présenté avec une vivacité et une fraîcheur, un naturel et une vérité de langage incomparables.
HAROU
...Je vais décharger mou fumier, puis je rentre
Vous prendre en ma charrclte avec Tliibaut. le chantre.
Soit.