‹ Portraits littérairesChapitre 10 sur 36 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

devrait vulgariser avec le plus de zèle ; car le christianisme est le plus grand de tous les faits historiques. 11 éclate partout: comme la lumière, il envahit et pénètre tout. Certains catholiques montrent cependant je ne sais quelle timidité à entrer dans le riche domaine de l'histoire ; leurs yeux y sont douloureusement frappés par le spectacle de quelques scandales, de quelques ahus qu'ils hésitent à publier, dont ils n'osent pas faire un aveu trop public. Je trouve dans leur hésitation l'occasion de signaler la sincérité absolue comme le second caractère du journalisme catholique. Oui, nous DEVONS TOUT DIRE. Trouvons-uous dans les annales de l'Inquisition, dans le triste récit des conquêtes espagnoles en Amérique, dans la biographie d'un Philippe II ou d'une Catherine deMédicis, dans les chroniques des dixième et onzième siècles, dans les péripéties des guerres de religion ; trouvons-nous quelque infamie, quelque cruauté, quelque crime enfin dont quelques catholiques se soient rendus coupables? Publions-les sans diminution, sans altération, sans ombres. N'ayons pas le souci de leur trouver à tout prix des circonstances atténuantes, et, en magistrats incorruptibles, armons-nous pour les condamner de la froide sévérité du juge. Je vais prendre un exemple frappant : celui de Galilée. Il est certain que Galilée a été fort doucement

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