INTRODUCTION. XXI
à notre discussion. //i Jiecessariis uni tas; m (lubiis 11bertas. Nous trouvons que, depuis un certain temps, on a peut-être trop travaillé parmi nous à diminuer le nombre de ces points douteux, de ces duhia. On a reculé singulièrement les frontières de l'infaillibilité ; on ne l'a plus attribuée au seul tribunal du Pape, mais à cent autres tribunaux ; on ne l'a plus représentée comme atteignant uniquement la morale et le dogme, mais comme s'exerçant encore sur l'histoire elle-même et sur les sciences. Le mot in dubits libertas a cessé d'être une vérité. Une foule de solutions toutes faites ont été imposées à nos intelligences, qui ont ainsi perdu une de leurs plus légitimes et de leurs plus catholiques libertés.
Nous croyons très-fermement que l'on peut être catholique ultramontain, comme nous le sommes et voulons toujours l'être, en regrettant le jugement qui a frappé Galilée ; en flétrissant les excès évidents d'une Inquisition que les souverains Pontifes ont dû réprim.er plus d'une fois ; en détestant la Saint-Barthélémy et en la condamnant sans ambages ; en jugeant sévèrement la figure odieuse d'une Catherine de Médicis et la figure oblique d'un Philippe II ; en haïssant l'absolutisme, même chez Louis XIV ; en reconnaissant hautement les abus qui ont précipité la chute de l'ancien régime ; en avouant que la Révolution fran-