XXII INTRODUCTION
çaise a été tout àla fois un grand crime contre Dieu, une expiation utile, un châtiment mérité et la préparation très-involontaire d'un avenir plus chrétien ; en attestant la décadence profonde où étaient tombés certains ordres religieux à la fin du dernier siècle : en constatant avec respect les fautes du clergé lui-même dont il faut attribuer la persistance à cet élément humain qui reste au fond de toutes lésâmes et à notre libre arbitre que Dieu ne veut jamais étouffer. Nous croyons que Ton peut penser et dire toutes ces choses sans cesser d'aimer FÉglise romaine du pins sincère et du plus profond de tous les amours. Nous sommes convaincu qu'aucun de ces abus ne touche à l'Eglise elle-même. Nous savons que l'Eglise n'est pas là. Elle est ailleurs, elle est plus haut, et il faut la dégager enfin de tout ce qui n'est pas elle.
Vous savez ce que font les architectes chargés de réparer une vieille cathédrale. Ils commencent par arracher des flancs de l'église les masures informes qui se sont collées contre les murs sacrés. Eh bien ! nous autres catholiques, nous devons au figuré, nous devons énergiquement dégager la cathédrale. Et telle est, selon nous, la seconde tâche du journaliste chrétien.
Après la sincérité, après la science, le publiciste catholique a encore le devoir d^une élévation, d'un