‹ Portraits littérairesChapitre 3 sur 36 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

porté cette chère victoire de la liberté de renseignement qui à elle seule les rendrait dignes à tout jamais de notre admiration respectueuse. Ils ont créé en France cette « Ecole catholique )> qui n'y mourra plus et qui, ne connaissant ni l'esprit de parti, ni les prétendants, ni les intrigues, tient ses yeux opiniâtrement fixés vers le seul soleil de la Vérité. Il y aurait de l'ingratitude à ne pas reconnaître tant de services si simplement rendus, tant de nobles conquêtes, tant de talent si généreusement dépensé. Loin de nous un aveuglement aussi coupable !

Mais nous pensons que la polémique de l'heure présente n'offre plus les mêmes caractères que la polémique de 1840, ni même que celle de tS'iO. Les objections qui sont faites aux catholiques ne sont plus aujourd'hui celles qu'on leur opposait il y a vingt ans. Dans la première vigueur de la lutte, dans le pêle-mêle formidable des anciens combats, une plaisanterie aiguë, un mot perçant ne furent peut-être point de trop contre des adversaires à qui toutes les armes semblaient bonnes. Il fut légitime de montrer à tant de petits railleurs qu'ils pouvaient être raillés à leur tour.. La charité cependant demeurait alors comme de nos jours le premier devoir de tous les catholiques, et en particulier de ceux qui tiennent une plume.

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