A Alfred Tattet, 1" juillet
QUELQUES ÉPISTOLIEHS 89»
Il avait vingt ans lorsqu'il dissuadait son frèredes vains débats sur l'art: « Tous les raisonnements du monde ne pourraient faire sortudu -osier d'un merle la chanson du sansonnet. Ce qu'il faut à l'artiste ou au poète, c'est 1 émotion». » Deux ans après, dans une lettre a George Sand, il résumait d'un mot sa pensée :, « Pour moi, un livre, c'est un homme, ou rien*. « Et voici, en style familier, le cntenun-. dont il use pour juger ses œuvres : « Quand l'éprouve, en faisant un vers, un certain battement de cœur que je connais, je suis sur que mon vers est de la meilleure qualité que ]& paisse pondre 3. » De sa poétique, si jamais il la formule.
Le premier point sera qu'il faut déraisonner...
Il l'annonce au cours de sa vive et jolie pièce. Après une lecture, que le public a jugée en pédant • « Quelle drôle de manie de vouloir faire de l'art à propos d'une boutade !... Mais, comme disait Liszt, le public est un cuisti-e K »
Il lui est arrivé toutefois, il s en accuse » Mérimée, - de disserter sur « la double manière dont on peut envisager les choses de la littérature, c'est-à-dire par leur cote réel