LeUrc à Mme Menneissier-Nodier
gg PORTRAITS ET PAYSAGES
mal appris », ou lorsque, racontant une fugueloin du « boulevard italien », il décrit Montmorency « demi-verdure, demi-nature, demi-plaisir, demi-ennui... » Il arrive aussi qu'il parled'un événement politique, incidemment, il est vrai, et à l'occasion d'un de ses proverbes. Les journées de juin 1848 viennent d'arrêter net, après la première, les représentations de It ne faut jurer de rien, 11 a vu l'intrépidité de la garde mobile, et il dit les « bons battements de cœur » que lui a donnés ce spectacle ^
Mais rarement son moi fait ainsi place — ou^ demi-place — à autre chose, et nous n'avons garde de nous en plaindre. Quand il n'est question ni de ses affaires de cœur, ni de sesdébauches, ni de sa manière de conduire sa partie dans la vie, — en « trichant quelquefois assez bien », mais « en jouant bien mal », — ni de son air « grognon » dans le monde, lelittérateur paraît, avec son point de vue personnel ; ne disons pas avec son système,— Musset traite d'un ton si peu dogmatique Les choses de son métier, et il reste si constamment et si bien homme du monde ! — mais avec sa conception propre et surtout son sentiment. De bonne heure, il a signifié leur fait à ces parleurs inutiles que sont les théoriciens