‹ Portraits & paysagesChapitre 4 sur 114 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

de ce pays et prouver sa vertu supérieure. » Un de ses compagnons de jeunesse, M. Edmond Everat, membre comme lui de cette Académie de Glermont, dont je m'honore d'être aussi, nous a tracé un tableau bien intéressant du milieu de pensée où M. Michel Salomon vécut dans « Riom le triste, Riom le beau», comme l'auteur des Portraits et Paysages appelle encore sa chère cité, (c Beau en effets du désert de ses larges rues, beau de ses pierres sombres, beau de son deuil. » Il aurait pu ajouter : beau, de l'éveil heureux de son intelligence parmi des amis de son âge, d'une même ferveur, d'un même Idéal. Un d'entre eux, le plus fortuné, réunissait tout le groupe <( dans un de ces austères cabinets d'avocat tels que savaient les aménager nos ancêtres du barreau riomois ».

Ces jeunes gens se rappelaient que Berryer,. le grand Berryer, était venu à diverses reprises,, lors de ses plaidoieries à Riom, demander là un asile pour les méditations de sa pensée et de sa parole. « Ce souvenir^ s'écrie M. Everat,^ nous enflammait. » Trait bien significatif et qui nous révèle la persistance de l'antique esprit parlementaire dans la capitale dépossédée.

Riom, chef glorieux de cette terre grasse Que l'on nomme Limagne (1)

On devine avec quel sérieux — - il faut tou-

(1) Chapelain.

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