PREFACE
l'étudiant commence à céder la place à l'essayiste. En 1891, sous le pseudonyme de Paul Delair — Delair était le nom de sa grand'mère — il donne ses Silhouettes du Palais^ puis, de 1895 à 1911, les publications se succèdent: Etudes et Portraits^ Art et Littérature^ l'Esprit du Temps, Taine, Comte, Jouffroy, Mgr Dupanloup, Ch, Nodier et le groupe romantique, Bonald, Etienne Lamy, les Reliquiae de Maurice Faucon. Il écrit à la Gazette de France, au Correspondant, au Journal de Genève, enfin au Journal des Débats,
C'est dans cette vieille maison si hospitalière aux bonnes lettres, qu'il a donné sa vraie me sure. Combien je regrette qu'il n'y fût pas encore au moment où l'excellent peintre Béraud a, dans une toile pour moi bien émouvante, fixé les physionomies des rédacteurs d'alors ! Il y eut bien tenu sa place entre J.-J. Weiss et Jules Lemaitre ! Lisez, dans ce recueil posthume, le morceau \ni\\.\ûé: Quelques épistoliers , et dites si ces deux maîtres-critiques n'eussent pas reconnu un homme de leur lignée dans le journaliste capable de silhouetter en quelques pages, et à propos de leur correspondance, ^iérimée et Musset, Barbey d'Aurevilly et Ehiile Zola, Taine et Joseph de Maistre. Lisez le Montaigne à Bordeaux. Lisez le William James. Quelle largeur de culture supposent ces analyses, si disparates de sujets, si intimement personnelles par la facture et la portée ! Et quelle justesse de touche dans ces portraits intimes, — je ne trouve pas d'autre