M. RAYMOND POING ARE ORATEUR
sées ». Une coquetterie assez flagrante se laissait, à vrai dire, surprendre dans cette satire de la coquetterie. Tort léger, dont on pouvait absoudre un jeune homme sincèrement épris d'un grave talent, et qui, çà et là, dans sa façon de le louer, se révélait capable de l'imiter. Il caractérisait la ferme logique et le parler sobre d'un maître dédaigneux entre tous des « afféteries » et des a gentillesses du style ». Il comparait « la magnifique nudité » de son discours à celle de Tarchitecture dorique. Et, peignant l'homme du même coup que l'orateur, il esquissait avec énergie les frustes reliefs de cette figure, il définissait avec une vigueur imagée le timbre" de cette voix rétive, disciplinée à force de volonté, dont la rudesse accentuait les coups de force d'une argumentation assénée, et dont les dures sonorités « soulignaient le trait, incrustaient la preuve ». Puis, à propos des prédilections littéraires avouées par l'illustre avocat, c'étaient des jugements rapides, où se reconnaissait un goût précoce de la brièveté pleine. De sorte que, en ce panégyrique d'un grand bâtonnier par un stagiaire, l'orateur d'aujourd'hui s'annonçait : exempt de déclamation, simple, net et serré.
Chez Dufaure, en même temps que le dialecticien, forteresse marchante', il admirait le rail