DE M. LEDRU-ROLLIN
yeux levés au ciel, les bras étendus, il s'écria : « Me voilà » donc plus grand de la tête qu'Alexandre et César! » Je laisse à M. Regnault, bien entendu, la responsabilité de cette anecdote.
Quoi qu'il en soit, le véritable martyr du livre de M. Regnault, ce n'est pas M. de Lamartine, c'est M. Ledru-Rollin. Tout le monde connaît le supplice qui fut infligé au dictateur d'Albe, Metius Suffetius, pour avoir abandonné les Romains dans un combat. Il fut tiré à quatre chevaux. M. Ledru-Rollin a été tiré à deux secrétaires. Entre le secrétaire prudent et le secrétaire emporté, entre le républicain modéré et le démocrate socialiste , le ministre provisoire de l'intérieur a éprouvé le sort de ce personnage que la fable nous montre « entre deux âges et deux maici tresses : »
La vieille, à tout moment, de sa. part emportait
Un peu du poil noir qui restait, Afin que sou amant en fût plus à sa guise.
La jeune saccageait les poils blancs à son tour. Toutes deux firent tant, que notre tête grise Demeura sans cheveux, et se douta du tour...