‹ Portraits sans modèlesChapitre 35 sur 51 · AMARYLLIS · texte numérisé non relu

AMARYLLIS

JKosB comme une rose et blanche comme un lis,

La dame qu'en ces vers je nomme Amaryllis,

A mon âme. Ses yeux sont deux sources profondes

Où viennent les amours tremper leurs ailes blondes.

Elle est pure, elle est belle, à rendre un vieillard fou.

L'ayant conquise en mer, \m forban de Corfou

Pour elle eût refusé la Grèce et la Sicile,

Et dédaigneux des flots Teût gardée en son tle.

Toutes les voix du ciel me parlent par sa voix ;

Lorsque,- les soirs de juin, dans mes bras je la vois

Fermer languissamment sa paupière alourdie^

Je ferais bien à Dieu la gageurie hardie

Qu'il ne saura créer pendant l'éternité

Rien de plus accompli qu'une telle beauté.

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