‹ Positioni et articuli beatificationis et canonizationis servorum Dei Societatis Jesu in CanadaChapitre 7 sur 11 · TO- US · texte numérisé non relu

TO- US

C'est la vérité que le Huron apostat qui tua le P. Chabanel fut poussé à son crime par sa haine contre la religion, voulant empêcher que les secours spirituels, pratiques de sorcellerie selon lui, fussent administrés par le S. d. D, pour la consolation des pauvres Hurons dans leur détresse ; le sauvage s'en vanta lui-même.

Comme il sera constaté, etc.

C'est ia vérité cjue le P. Daniel fut massacré en haine de la foi, et particulièrement en haine du ministère apostolique qu'il exerçait auprès des Hurons lors de leur destruction.

Comme il seni constaté, etc.

DE FAMA MARTYRII

SERVORUn DEI

Johannis de Brébeuf, Gabrielis Lalemant,

Antonii Daniel, Caroli Garnier et

NatalisChabanel

C'est la vérité que le P. Ragueneau qui partagea avec les PP. de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier et Noël Chabanel les fatigues et les périls de l'apostolat, a écrit d'eux : "Je les appellerais volontiers martyrs s'il m'était permis, non pas seulement parce que volontairement pour l'amour de Dieu et pour le salut de leur prochain ils se sont exposés à la mort, et à une mort cruelle si jamais il y en eût au monde... mais bien plutôt à cause, qu'outre les dispositions de charité qu'ils y ont apportées de leur part, la haine de la foi et le mépris du nom de Dieu ont été un des motifs des plus puissants (|ui ait agi dans l'esprit des barbares, pour exercer sur eux autant de cruautés."

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité que les missionnaires considéraient (Comme un lieu saint la maison où avaient vécu les Servi-

teurs de Dieu; contraints de s'en retirer, ils l'incendièrent dans la crainte qu'elle ne fut profanée par des ennemis impies.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité que l'historien protestant Parkman a écrit cet éloge des Serviteurs de Dieu : " Dans les nombreuses Relations de cette lugubre époque, on ne trouve pas une ligne qui donne occasion de soupçonner qu'un seul homme de cette troupe fidèle ait fléchi ou hésité. L'énergique Brébeuf, le doux Garnier.... tous montraient une froide intrépidité, qui étonnait les sauvages et imposait le respect." Le même historien dit ])articulièrement du P. de Brébeuf : " Il fut le vrai héros et le martyr le plus glorieux de cette mission."

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité qu'à propos des obsèques des PP. de Brébeuf et G. Lalemant, le P. Ragueneau dit: "Pas un de nous ne pût jamais gagner sur s(\v, de ])ricr Dieu pour eux, comme s'ils en eussent eu quekjue besoin ; mais notre es])rit se portait incontinent au ciel, où il ne doutait point cjue ne fussent leurs âmes."

Comme il sera constaté, etc.

Ce fut et c'est la vérité (pie le P. Poucet, missionnaire au Cnnndri, écrivait, le IS mai KVP.) A im de ses

frères: "Nous avons des martyrs!.. Notre cher cousin le P. Gabriel Lalemant étant venu le dernier dans cette mission, s'est trouvé conjoint au combat et à la victoire de l'apôtre de ce pavs, le P. de Brébeuf, homme véritablement saint j'ai vu leurs sacrés corps, où tous ceux

qui étaient ici ont pu contempler les marques affreuses mais honorables de leurs terribles tourments." Plus bas, le P. Poncet appelle le P. Gabriel Lalemant : " Ce saint parent, ce glorieux mart^'r." Comme il sera constaté, etc.

Ce fut et c'est la vérité que le P, Jérôme Lalemant donnant à la sœur du S. d. D., prieure du Carmel, la nouvelle du glorieux martvre, lui écrivait: " Le baptême de plus de 2700 sauvages, cérémonie qui a accompagné sa mort, nous confirme que son sang répandu n'a pas une vertu commune et je me suis grandement senti de l'avoir invoqué en diverses circonstances. Plusieurs en ont éprouvé les mêmes effets.... Je ne puis toutefois refuser à la dévotion de votre cœur une portion de la chevelure de sa tête arrachée par ses bourreaux." En apprenant cette glorieuse mort, la sœur du S. d. D. n'eut qu'une seule pensée, celle de bénir le Seigneur. Elle répétait souvent à ses sœurs-/' Magniâcate Dominum rnecum. " Le reste de sa vie fut un hymne d'action de grâces qu'elle aimait à chanter surtout devant la précieuse relique de son frère.

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Ce fut et c'est la vérité que le P. Rai^ueneau, son supérieur chez les Hurons, rendit ce témoignage à la vertu du P. G. Laleniant:"Il n'était rien de plus innocent que lui, ayant quitté le monde dès sa tendre jeunesse: et depuis dix-neuf ans cju'il était religieux de notre Com])agnie, ayant marché avec une conscience si pure, que la moindre ombre, je ne dirai i^as du ])éché, mais des pensées qui en approcîient et qui n'ont rien de criminel, ne servait que pour l'aider à s'unir davantage à Dieu.... Il est mort en la cause de Dieu et a trouvé en ces ])avs la croix de Jésus-Christ, (pi'il v cherchait, dont il a porté dessus soi les marques bien sanglantes."

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité (pi'à la nouvelle du massacre des cinq pères jésuites, leurs confrères de l'iance les réputèrent pour de vrais martyrs de jésus-Christ et «pie la même opinion persista jusc|u'à notre épo(pie,et persiste encore au Canada et dans cette partie actuelle des I;tats -Puis qui appartenait alors au Canada français.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité (pie les lluroiis i». ndiniit ce témoignage au P. de Hrébeuf, en présentant leurs j)résents Mux missionn.'iiics survivants. " Ils les faisaient i>our

faire revivre en nos personnes le zèle et le nom du Père Echon (c'est le nom Imron du P. de Brébeuf j qu'il avait été le premier apôtre du pays, qu'il était mort pour les assister jusqu'au dernier soupir."

C'est la vérité que le P. Chaumonot, missionnaire au Canada, après le martyre des PP. de Brébeuf, G. La- Icmant, Daniel, écrivait îui P. J. Lalemant,et lui faisant connaître son désir du martyre, ajoutait : " Si votre Révérence le demande pour moi au bon Jésus jiar les mérites de ces quatre grands serviteurs les PP. Jogues, Daniel, de Brébeuf et Lalemant, j'espère qu'elle me l'obtiendra, et ensuite le bon Jésus me pourrait bien faire la grâce de mourir pour l'avancement de son royaume.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité (juc diins la région où les S. d. D. ont été massacrés, on a élevé une église en leur mémoire qui est à présent le but de n()ml)rcux pèlerinages de fidèles.

Connne il sera constaté, etc.

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