Préface, p. X
2. Extrait d'une sorte de met d'ordre que V Action française publie tous les jours depuis plusieurs mois, et où l'on prétend ne relever que des « Français qui sont morts » et des « Français à naître )>. A cela près
devoirs % que M. Descoqs veut nous faire voir en eux les vrais adversaires de « l'individualisme révolutionnaire » -. Je pense que luimême ne saurait s'empêcher de savourer l'ironie de la coïncidence.
Mais s'il ne s'était agi que de signaler une méprise et une mésaventure que les événements se chargent de réduire à leur juste mesure, il n'y aurait même pas eu lieu de s'y arrêter. Seulement méprise et mésaventure ici, comme dans une foule d'autres cas, viennent d'une source qui ne semble pas vouloir s'épuiser. On escompte « les moyens » de M. Maurras comme on escompta naguère a le sabre » de Boulanger, « les révélations » de Léo Taxil, « les scandales » d'une (( affaire » quelconque, et comme on es-
on se proclame plus obéissant que jamais. Et, en attendant, le paradoxe de ces » Messieurs » s'achève : catholiques sans Dieu, les voilà maintenant royalistes sans roi.
1. « Après les raisons, la gaule ! Nous nous sommes justifiés, . ..Des arguments, vous en avez dit assez, assez... Tout le monde comprend la ne'cessité de la désobéissance, nécessité de salut public, acte de légitime défense patriotique, non contre le Roi, mais contre les conseillers indignes » [L'Action française^ 20 décembre 1910).