‹ Positivisme et catholicisme à propos de l'Action FrançaiseChapitre 22 sur 124 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

48 PROPOSITION d'alliance

pas bon que tout le monde s'élève à ces sublimités. Et si, sous prétexte que quelques-uns en sont capables, on admettait tout le monde au droit d'y parvenir, comme le veut Tégalitarisme, Texislence sans doute manquerait de charme. Ceci, c'est donc la morale des forts, de l'élite, « la morale des maîtres ». Et ce sont les maîtres eux-mêmes qui la créent. Et la fin qu'ils poursuivent en la créant « ce n'est pas le bien général », mais leur « propre vertu » ^ Surtout, par l'habitude du sens que nous donnons aux mots, n'allons pas imaginer que, quand ils parlent de vertu ou de chose semblable, ils songent à une morale quelconque, à un rapport quelconque avec un bien absolu. Non, c'en est fait pour eux de ces chimères qu'a inventées la race des esclaves, la race des faibles, des incapables à valoir par eux-mêmes. « L'Eternel, l'infini, l'intemporel, l'impersonnel, images grandioses et vides que la philosophie servile fait miroiter sur le gouffre du rien - ». Si donc les forts ont à déployer leur vertu et à se faire valoir, c'est en ce monde visible ; c'est ce monde-là qu'ils ont à

Page 1