‹ Positivisme et catholicisme à propos de l'Action FrançaiseChapitre 54 sur 124 · Etudes, 20 décembre 1909, p · texte numérisé non relu

Etudes, 20 décembre 1909, p

2. Etudes, 5 décembre 1909, p. 608. Qu'on se rappelle en quoi consiste cette discipline pour <( l'élite », pour les surhommes de WAction française.

que M. Maurras se donne lui-même : « Soyons proxénètes... Achetons tous les moyens, achetons les femmes, les consciences... La raison d'Etat justifie tout. » Et cela signifie à la fois : quand « l'élite » est au pouvoir, elle a le droit de tout faire pour y rester et, quand elle n'y est pas, le droit de tout faire pour y parveni r. Car la meilleure règledesmœursneréside-t-elle pas, comme dit M. Tauxier, dans « les conditions de prospérité de l'espèce» ,etla prospérité de l'espèce n'estce pas (( l'élite » qui l'assure ? Eh bien I M. Descoqs rapportant cette formule, nous dit simplement: c< On est tenté de sourire ». Et il ajoute que « l'honnêteté native de M. Maurras et de ses amis les préservera d'ordinaire de penser sur ces points autrement qu'un catholique ^ w. Evi-

1. Etudes, 0 septembre 1909, p. 618. M, Deifour est encore plus savoureux, c Dans votre positivisme, M. Maurras, dans votre athéisme, dans votre machiavélisme politique, dans votre semi-renanisme (semi, seulement !) nous voyons surtout des exercices livresques chers à un jeune scholar transcendant. L'heure a sonné pour vous. Dites enfin que vous êtes catholique, car vous l'êtes jusqu'au fond du cœur, vous l'êtes jusqu'aux moelles » {La Croix, 10 avril 1907). Et le scholar mûri, mais d'autant plus «■ transcendant >^, répond en effet qu'il est a catholique... mécréant ».

demment ils ont l'àme si naturellement chrétienne ! Et aux purs tout n'est-il pas pur ? Et d'autre part 3J. Descoqs n'a-t-il pas établi que (f le positivisme de M. Maurras l'amenait à ne jamais contredire l'Eglise sur le terrain de l'action en quelque point que ce soit ^ » ? Mais imaginons que sous la plume de quelques autres, des sillonistes par fiypothèse, on trouve seulement l'apparence de pareilles maximes. Est-ce qu'on songerait à en appeler à leur honnêteté native ? Et c'est bien pis, tandis qu'on pardonne à « ces Messieurs de V Action française n de dire crûment que v< le point de vue moral est un point de vue anarchiste -», c'est surtout quand les autres parlent de conscience qu'on les juge dangereux. Pour eux il n'y a plus de positivisme qui les amène à ne pas contredire l'Eglise. Aussi déclare-ton que leur soumission n'est qu'un masque. Et celle de M. Maurras et de ses amis est si visiblement sincère et profonde, et garantie par leur positivisme même, que c'est seulement avec eux qu'on se sent en sécurité : car aiosi que le dit si bien M.Dimier,« s'ils ne font

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